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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Les bons scolaires : pour qui ? comment ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 07 Juin 2012 01:00

C’est ici que je vous parle des bons scolaires. Je n’ai pas inventé cette solution, elle est d’ailleurs à l’œuvre actuellement : Etats américains, Pays Bas par exemple.

Je crois tout d’abord préciser que les bons scolaires peuvent avoir plusieurs usages. Mais il y a des caractéristiques communes :

  • ils représentent une somme d’argent, mais il n’y a pas remise d’argent. Ils ne peuvent donc être utilisés que pour payer une scolarité. C’est comparable avec les chèques restaurants (sauf à préciser qu’aujourd’hui ces chèques peuvent servir à payer un achat alimentaire ailleurs que dans un restaurant) Un bon scolaire ne peut pas permettre d’acheter un vêtement ou un cartable
  • ils sont remis à des établissements scolaires choisis librement par les familles. Ici deux variantes sont possibles : la remise est faite soit par la famille elle-même, soit par l’Etat (ou l’autorité publique) qui a émis le chèque. Aux Pays Bas l’Etat crédite les établissements en fonction du nombre d’élèves – ce qui revient indirectement à respecter le choix des familles.

Ces caractéristiques sont importantes, puisqu’elles introduisent la double responsabilité : et des familles qui choisissent et des établissements dont la fréquentation dépend de la satisfaction des familles. 

Voyons maintenant les divers usages des bons :

1° Ils peuvent être utilisés au titre d’une aide familiale en faveur de ceux qui n’ont pas les moyens de payer l’école de leur choix. Nul enfant ne peut être exclu de la scolarisation. C’est pourquoi aujourd’hui il y a gratuité de l’enseignement public et (en partie) de l’enseignement privé – vous avez compris que cette gratuité n’est qu’apparente, puisque les coûts sont couverts par l’impôt.

Sous cette forme, le bon scolaire est le complément d’une réforme consistant à supprimer le budget de l’Education Nationale, à charge pour les parents de payer de leur poche la scolarisation de leurs enfants.

C’est au titre de la solidarité que ces bons sont émis, et financés par l’impôt pesant sur tous les contribuables. Le système est donc semblable à celui des bourses. Il est soumis à des conditions de revenus et de situations de famille de ceux qui en bénéficient.

2° Ils peuvent être utilisés au titre d’un crédit familial qui est ouvert à chaque famille ayant des enfants scolarisés, quel que soit son revenu ou sa situation. C’est le retour aux parents des recettes fiscales prélevées au titre de l’Education Nationale. Il s’agit d’un forfait, dont le montant dépend de la division du budget de l’EN par le nombre d’enfants scolarisés. Cette technique ressemble à une exemption d’impôts, mais n’en est pas une, puisqu’il est pratiqué pour toutes les familles françaises. Il est possible que le forfait ne couvre pas la totalité de la scolarité pratiquée par l’établissement choisi, mais il est libre aux parents d’ajouter de leur poche ou de choisir un établissement qui ne demande pas de supplément. Si la scolarité est d’un prix supérieur à la valeur du bon, ce bénéfice est affecté par l’établissement à son développement et à l’amélioration de sa qualité ; il peut être aussi transformé en gratuité totale ou partielle pour certaines familles, au choix de l’établissement. 

Il me semble que l’on peut commencer par ce type même de bon scolaire. Il peut d’ailleurs prendre la forme d’un système de livret ou de points : chaque famille reçoit un crédit global pluriannuel de scolarité, qu’elle pourra gérer tout au long de la période de scolarité des enfants. Le livret ou le bon peut d’ailleurs être remis soit par famille, soit par enfant scolarisé (les deux méthodes ont leurs avantages et inconvénients). Le danger est cependant qu’une famille pourra commettre des erreurs de gestion, et être « en fin de droit » trop tôt.

Dans mon esprit, il faut en arriver le plus tôt possible à réserver le bon scolaire à la seule aide familiale – ce qui signifie la disparition d’un ministère de l’Education Nationale et de l’impôt correspondant.

Cependant, je crois qu’aucun système ne peut éviter des erreurs et peut-être des injustices. Il appartient sans doute à des initiatives autres que celles des administrations publiques et à des financements autres que l’impôt de gérer les situations difficiles. Je crois aussi qu’il n’y aura jamais de système pire que celui que vous subissez aujourd’hui, qui prive des millions d’enfants de la moindre instruction et, plus grave encore, de la moindre éducation.

Mise à jour le Lundi, 17 Septembre 2012 11:40
 

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