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Jacques Garello l www.libres.org

Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

130 pages, 12€

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Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

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2012 : Dure année pour les contribuables PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 07 Juin 2012 01:00

L’automne est la saison où tombent les feuilles. Vos feuilles d’impôt sont tombées, en abondance : taxe foncières, taxe d’habitation, taxe d’enlèvement des ordures ménagères. En même temps votre percepteur a eu la bonne idée de liquider vos comptes pour l’année 2011 et de vous annoncer ce que vous devez vous attendre à payer en 2012. Mais vous paierez sans doute beaucoup plus que prévu, parce que l’examen du budget est déjà l’occasion d’un « concours Lépine de l’impôt » (B.Accoyer).  Que se passe-t-il en effet quand on veut réduire les déficits? Vous connaissez la réponse, et vous payez pour la savoir : on part à la recherche de nouveaux impôts.

 La crise a bon dos.

Elle est  prétexte pour augmenter une pression fiscale qui n’a jamais cessé d’augmenter depuis des lustres,  même en période de « vaches grasses ». C’est que les dépenses de l’Etat et de ses administrations n’ont jamais diminué. De 30 à  40 % du PIB dans les années 1970, elles représentent actuellement 56 % du PIB. Rien d’étonnant à ce que, parallèlement, les prélèvements soient passés de 30 à 45 % en trente ans. Parallèlement, mais pas aussi vite, puisqu’il y a un écart entre 56 % (dépenses) et 45 % (recettes). Devinez comment on comble l’écart ! En empruntant, et voilà l’origine de la fameuse « dette publique », qui en fait sera encore payée par vous. Car d’une part chaque année les intérêts de la dette doivent être remboursés : il y en a pour 49 milliards cette année, et le « service de la dette » est la première charge du budget de l’Etat (juste devant le budget de l’Education Nationale, 46 milliards), vous payez donc d’ores et déjà des impôts liés à la dette, mais d’autre part, vous ou vos enfants payeront encore pour rembourser le capital quand l’échéance sera venue.

En réalité, si l’on excepte les contribuables danois, les Français sont les plus taxés de l’Europe et de tous les pays développés. Le « jour de libération fiscale » est chez nous fêté le 22 juillet. Ce qui veut dire que jusqu’au 22 juillet en moyenne les Français travaillent pour l’Etat, à partir de cette date ils gardent pour eux l’argent qu’ils ont gagné. Pour les Danois c’est plus tard (2 août) mais pour les Allemands c’est le 16 juin, pour les Américains le 1er juin et pour les Suisses le 2 mai !

 Pourquoi se laisser plumer ?

Si les Français ne réagissent pas davantage à la surtaxation dont ils sont victimes, c’est parce qu’ils ne savent pas précisément ce qu’ils payent, ni qui paye, ni pourquoi. Seuls les impôts locaux ou l’impôt sur le revenu font régir quand on doit envoyer son chèque ou son TIP pour les payer. Mais en 2012 sur 270 milliards d’impôts, 200 milliards échappent à la vigilance du contribuable lambda : 137 milliards de TVA, 14 milliards de TIPP (carburant), 47 milliards d’impôts sur les sociétés. Vous payez sans vous en apercevoir : anesthésie.

L’impôt sur le revenu, de son côté, ne concerne qu’environ un foyer fiscal sur deux. Etes-vous parmi ceux qui ne le payent pas, avec moins de 6.088 euros de revenus annuels déclarés et imposables ? Je ne vous le souhaite pas, naturellement. Mais je ne vous souhaite pas davantage d’appartenir à ceux dont les revenus dépassent 72.317 euros, car ce qu’ils gagnent au-delà de cette somme est taxé à 41 %. Pour faire bonne mesure, un impôt « exceptionnel » sur le revenu frappera en 2012 ceux qui gagnent plus de 250.000 euros (à un taux de 3%). et plus de 500.000 euros (taux de 4%).

Et la CSG, et la CRDS, et les prélèvements sociaux? Tout le monde les paye, mais on vous dira en haut lieu que ce ne sont pas des impôts, mais des contributions, destinées non pas au budget de l’Etat mais à celui de la Sécurité Sociale. Voyez-vous la différence  pour votre portefeuille?  

Finalement, les prélèvements s’empilent, et  vous êtes enfermés dans un labyrinthe fiscal, dont il est difficile de sortir.

Mal informés, désorientés, vous accueillez avec soulagement le confort que vous offre l’administration fiscale à travers des techniques de paiement discrètes : prélèvement à la source, mensualisation, prélèvement automatique, paiement électronique.

Enfin, vous avez quelques bons apôtres qui veulent vous persuader que payer des impôts est un acte de citoyenneté, de solidarité, de moralité, quand ce n’est pas un facteur de croissance : la sortie de crise ne doit-elle pas se faire par un supplément d’impôts ? Alors : vive l’impôt ! 

Mise à jour le Lundi, 17 Septembre 2012 21:20
 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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