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Un nouveau monde de science et d’industrie

Saint Simon « le dernier des gentilshommes et le premier des socialistes » (se définissait-il modestement) partage l’idée d’Auguste Comte : avec le XIXème siècle le monde est entré dans une ère scientifique.

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Écrit par La rédaction   
Jeudi, 07 Juin 2012 01:00

La progressivité tue la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat, et n’arrange pas les finances publiques. A cette considération d’efficacité j’ajoute volontiers une touche de moralité et de justice : l’argent que l’on prend aux contribuables aux revenus plus élevés ne provient pas d’un vol, mais d’un droit, et la progressivité ne peut prendre le masque de la solidarité. 

Vous n’êtes pas des voleurs

Vous n’êtes pas des voleurs quand vous avez passé des années de votre vie à travailler dur, à améliorer vos connaissances, à prendre des responsabilités, à servir les autres et à satisfaire des besoins. Vous n’êtes pas des voleurs quand vous avez économisé et grâce à cela constitué un patrimoine pour garantir votre retraite ou le transmettre à vos enfants. Vous n’êtes pas des voleurs quand vous avez développé votre affaire, créé des emplois,  et réussi à être compétitif.

Il est vrai qu’il existe un argent mal gagné, au prix de malhonnêtetés ou de privilèges. Il est vrai que certains ont choisi des activités moins frappées par l’impôt. Mais est-ce une raison pour prendre tous les riches pour des escrocs et tous les contribuables pour des fraudeurs ? Par contraste, les donneurs de leçons de morale s’arrangent souvent pour échapper aux charges communes.            

Inégalité des revenus, égalité des impôts

L’inégalité des revenus n’est donc pas en soi un drame social, quand elle est fondée non pas sur les privilèges d’une classe dominante au détriment du reste du peuple, mais sur l’initiative et la réussite économiques.

L’inégalité des revenus est au contraire le signe d’une société dynamique, où chacun est encouragé à faire mieux encore, à développer ses talents, à rechercher la rentabilité, signe d’une bonne adaptation aux besoins changeants et croissants de la communauté. L’inégalité est source d’innovation. De la sorte les écarts de revenus se réduisent dans les pays les plus riches, tandis que la pauvreté les accentue.

Jouir des fruits de son initiative est un droit fondamental, une composante du droit de propriété individuelle. Regardons ce que nous dit la Déclaration de 1789 et sur la propriété, et sur l’impôt :

Article 2 : Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Article 13 : Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés.

Vous l’aurez remarqué : il n’est pas question de redistribution, mais de contribuer à l’entretien de la force publique et aux dépenses d’administration. Et la charge commune doit être répartie également en raison des facultés des citoyens : il n’est pas question de progressivité, mais de proportionnalité.

Etes-vous choqué par le fait que les riches payent plus que les pauvres ? Sans doute pas.. En déduisez-vous que celui qui a deux fois plus de revenus doive payer trois fois plus d’impôts ?Sans doute pas non plus.

Le bon sens et la justice plaident en faveur de la proportionnalité. Que tous les contribuables payent 20 % de leurs revenus au fisc : c’est ce que j’appelle l’égalité fiscale.

Est-ce que la solidarité y trouve son compte ? D’une part la fonction de l’impôt n’est pas  d’imposer aux gens de se sacrifier pour les autres. La solidarité est une noble démarche, mais elle procède d’un mouvement spontané. Il n’y a de véritable solidarité que voulue et personnelle, et non forcée et publique. D’autre part, la ponction de l’impôt détruit la solidarité privée parce qu’elle diminue le pouvoir d’achat, qui est aussi le pouvoir de don. Ainsi, peu à peu, la solidarité est-elle  « nationalisée », devenant une affaire d’Etat, un droit social – et les ressorts naturels de la charité personnelle sont brisés. On peut remarquer que ce sont les pays les moins fiscalisés (comme les Etats-Unis) qui sont aussi ceux où les dons personnels sont les plus importants. 

Mise à jour le Lundi, 17 Septembre 2012 21:24
 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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