Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

36 pages, 5€

Bulletin de commande

Portait

La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

Lire la suite...
ROUSSEAU (1712 - 1778) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 13 Janvier 2012 01:00

Une philosophie à pleurer

Michelet a admiré Rousseau : « Il a vaincu, tous ont pleuré ». Des milliers de ses contemporains ont été conquis par ses bons sentiments, par sa sensiblerie : ses appels au cœur, aux passions ont masqué toutes les incongruités de son œuvre.

Les pleurs tiennent lieu de raison. Rousseau ne se proposait-il pas de « perfectionner la raison par le sentiment » ? Ont aussi pleuré sans doute les millions de victimes des dictatures, de la Terreur au Marxisme, qui ont tiré leur légitimité de la « philosophie » de Rousseau.

De l’état de nature à l’état social : la grande corruption

Chez Rousseau l’état de nature est un paradis sur terre, où l’homme est bon, même s’il est amené à user parfois de la force – mais c’est une force naturelle. La nature est bonne, Rousseau est le vrai père de tous les écologistes.

Mais voilà que le paradis  s’est perdu. Le monde d’abondance naturelle et d’harmonie spontanée disparaît avec la multiplication des hommes  qui crée une rareté des ressources, et avec elle un processus d’appropriation : les hommes se regroupent pour lutter pour la propriété des terres. Alors les inégalités apparaissent : la société a corrompu l’homme. La science, la connaissance, la division du travail qui crée des solidarités artificielles : tout cela ne constitue pas un progrès, mais une régression. Avec l’état social apparaît l’oppression, l’aliénation, et Rousseau a pu passer pour « libéral » à cause de sa révolte contre le despotisme des monarques et de la religion.

Le contrat social fondé sur la volonté générale

Alors, Rousseau anarchiste ? Point du tout, car il propose la solution alternative à la propriété et au despotisme : le contrat social. Ce n’est ni celui de Hobbes, ni celui de Locke, c’est un contrat jailli spontanément des peuples. Le peuple est une entité issue du subconscient collectif, il n’est pas le produit d’une institution, mais d’un sentiment commun. La communauté n’est pas bâtie sur l’échange ni sur les relations interpersonnelles, mais sur le sentiment d’appartenance. Rousseau est ainsi le philosophe du holisme, de la supériorité du tout sur l’élément.

Grâce au contrat social, les règles de la société holiste s’imposeront à tous, au nom de la volonté générale, seule source du droit : le pouvoir naît de la souveraineté populaire. Les règles naissent de la démocratie, c'est-à-dire du suffrage universel. Mais Rousseau prend soin de disséquer les procédures de vote, en soulignant que l’opinion personnelle qui s’exprime dans l’isoloir n’a plus d’importance une fois le vote majoritaire acquis, car chacun se retrouve dans le résultat, quel qu’il soit, puisqu’il exprime la volonté générale.

La démocratie populaire

Rousseau peut ainsi passer pour l’inventeur de la démocratie populaire « moderne ». Expression de la volonté générale, la démocratie ne saurait être contestée. Elle n’est pas « représentative », il n’y a pas d’élus exprimant des opinions différentes et investis d’un mandat impératif, il n’y a que des « législateurs » oeuvrant dans le sens du bien collectif.

La tâche prioritaire du Législateur (ici le singulier est un signe fort) est de mettre en place un système d’éducation, puis une religion officielle, sous l’autorité d’un Etat – dont on ne sait avec clarté ni qui le constitue ni comment. L’éducation d’Etat a pour mission de maîtriser l’individualité de l’enfant pour l’amener à se fondre dans le collectif. Et la « religion civile », consubstantielle au  pouvoir politique, ne peut être reniée ou combattue que par des individus insociables, « incapables d’aimer sincèrement les lois, la justice », et qui seront naturellement « punis de mort ». Voilà qui nous ramène à l’état de nature !

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...