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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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L’échange base de la richesse des nations

C’est le message essentiel de celui qui est considéré (avec Turgot) comme le père de la science économique.

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KARL MARX (1818 - 1883) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 03 Février 2012 01:00

Est-il philosophe ?

Oui, bien sûr, puisqu’il est tout : économiste, historien, biologiste, politologue, juriste. C’est cette « omniscience » qui a fait son succès.

Daniel Villey expliquait la fascination exercée par le marxisme sur la jeunesse et l’intelligentsia en quête de doctrine : « le marxisme répond à ce besoin de synthèse totale, à ce besoin de système qu’éprouve fondamentalement l’esprit humain ». En fait, bien que son socialisme soit réputé « scientifique », ce qui accroît encore son prestige, Marx n’a jamais été un savant, il a tiré son savoir de celui des autres, qu’il a arrangé à sa manière : les idées de Hegel, Ricardo, Darwin, Auguste Comte sont souvent malmenées.

Matérialisme historique

En combinant l’évolutionnisme de Darwin, la dialectique de Hegel et le positivisme de Comte, Marx a le fondement de sa philosophie. Tout n’est que matière. L’homme est matière, la société est matière. Cela s’explique par un phénomène de transformation permanente : de la matière inerte minérale est sortie la matière vivante végétale, puis les êtres vivants, animaux puis humanoïdes, puis hommes. Ce qui permet de lire l’histoire, c’est le processus de transformation de la matière. Les divers âges de l’évolution correspondent à divers modes de transformation de la matière : c’est le mode de production, la production étant transformation.

Le processus de transformation capitaliste

L’humanité est parvenue au XIXème siècle à son stade ultime de transformation parce que l’on a fait recours au capital. Ce système de production est appelé capitalisme, un mot qui fera recette. Marx est admirateur du capital. Il rappelle les miracles de la révolution industrielle, qui a multiplié les inventions, domestiqué l’énergie, et permis la production à grande échelle grâce à la machine. Il ne nourrit que mépris pour les socialistes « utopistes » comme Proudhon qui rêvent de communautés bâties sur les solidarités et les bons sentiments : ce n’est pas scientifique, c’est une nostalgie d’une société dépassée refusant les bienfaits du capital.

Mais alors, où est le problème de la société fondée sur l’usage intensif du capital ?

Infrastructure et superstructures

C’est que cette société qui a pour infrastructure le mode de production à partir du capital, a secrété des superstructures, c'est-à-dire des mœurs et règles sociales, qui réservent les bienfaits du capital à une minorité. C’est la rançon d’un système juridique bâti autour du droit de propriété. Avec le concours de la loi, le pouvoir du capital va être capté par les bourgeois possédants, qui pourront désormais exploiter tous ceux qui ne possèdent rien. L’Etat, qui fait la loi et dispose de la force publique, est l’instrument d’oppression des propriétaires sur les autres ; la famille est conçue pour éviter la dilapidation du capital et assurer sa transmission par l’héritage ; la religion est « l’opium du peuple » pour calmer les révoltes des esclaves du capitalisme. Tout est fait pour aliéner les individus, y compris l’art et la culture.

La chute du capitalisme

Dûment instruit par Malthus et Ricardo (« mon grand’père ») Marx prédit que les capitalistes creusent leur tombe et que le système s’effondrera dans une ultime crise de surproduction. Tel est le sens de l’histoire. Le capitalisme va en effet se concentrer, seules les grandes entreprises survivront, artisans, paysans et petits entrepreneurs disparaîtront, et viendront rejoindre l’armée des prolétaires. Cette prolétarisation a deux conséquences. L’une, économique, c’est la démesure des profits accumulés au détriment des salaires (une partie de la plus value est confisquée par les propriétaires) de sorte que le pouvoir d’achat des prolétaires sera insuffisant pour assurer les débouchés d’une production toujours plus poussée pour maximiser les profits. L’autre, politique : le pouvoir se fragilise en se concentrant, et la révolution prolétarienne peut accélérer le sens de l’histoire ; elle mettra fin à l’exploitation et à l’aliénation des prolétaires et ouvrira l’ère de la société communiste sans classe. Comment passer du capitalisme à la société sans classe et comment s’organisera cette société ? Marx n’exclut pas une phase de dictature du prolétariat pour éradiquer les superstructures. Mais c’est Lénine qui donnera la réponse et la technique...

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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