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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Contresens sur la valeur travail

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FREDERIC NIETZSCHE (1844 - 1900) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 24 Février 2012 01:00

Abattre la culture européenne

« Les valeurs de l’Occident chrétien » : cette expression, à laquelle nous nous référons volontiers, et qui représente pour nous le cœur de la civilisation, est précisément celle que Nietzsche rejette. Il veut abattre toute la culture héritée de la philosophie grecque et du christianisme.

La philosophie s’obstine à explorer la métaphysique, comme s’il existait quelque chose au dessus de l’homme ; la religion et en particulier le christianisme n’ont d’autre but que de culpabiliser et soumettre l’espèce humaine. La démocratie renforce cette obsession de l’égalité, qui veut que tout homme en vaille un autre. L’art et la science ont été figés, et les universités sont les sanctuaires d’une pensée unique. Le modernisme a détruit l’homme. Il faut détruire le modernisme.

Les forts, les faibles et le nihilisme

La réalité humaine est toute autre, explique Nietzsche. Elle est dominée par la psychologie, par l’état d’âme qui porte l’homme à aller au-delà de lui-même ou au contraire à accepter une condition inférieure. Il y a les forts, il y a les faibles. Cette opposition se traduit dans la morale, qui veut distinguer le bien et le mal. Le fort ne reconnaît pas le bien et le mal, il avance dans son progrès sans aucune contrainte parce qu’il est maître de son progrès. Le faible est culpabilisé, paralysé par la morale. Apparemment, faibles et forts ont quelque chose en commun : ils cultivent le nihilisme, le refus et la révolte contre tout. Mais le nihilisme des faibles n’est que ressentiment à l’égard des forts ; ils veulent détruire la vie et la société dans lesquelles ils mesurent leur faiblesse, dont ils pressentent qu’ils n’arriveront jamais à s’en défaire. Au contraire le nihilisme des forts est libérateur : il leur permet de ne pas s’encombrer d’un but préétabli par d’autres, et d’avancer sans s’interroger sur la raison de son avancée ; on ne peut être fort et se demander sans cesse pourquoi. Le nihilisme des faibles est auto-destructeur et mène au pessimisme et à la décadence, le nihilisme des forts est auto-producteur et mène au surhomme.

Le surhomme exprime sa volonté de puissance

Voilà bien deux mots et deux concepts qui signent la pensée nietzschéenne. Mais, comme dans toute l’œuvre de Nietzsche, ils relèvent davantage de la poésie que de l’analyse. La volonté de puissance est une dynamique interne à tout être humain, elle est volonté d’être plus. « L'essence la plus intime de l'être est la volonté de puissance ». Elle se forge dans l’adversité, dans la victoire remportée sur toute contrainte. Mais d’où vient-elle ? Elle est imprimée dans l’être humain par la vie elle-même. La vie fait son « éternel retour ». Il ne s’agit pas d’une vocation, de l’appel de quelque chose qui dominerait l’homme et donnerait un sens à sa vie (ontologie). Elle est la vie. Elle est liberté totale de l’homme, mais aussi tension vers la liberté, vers la position de « surhomme ». Ce surhomme, on le comprend, est malheureusement entravé par les structures de la société moderne. Voilà d’ailleurs une raison supplémentaire de condamner la démocratie : elle nivelle les individus, alors qu’une société ne peut survivre que si une élite exerce son pouvoir sur la masse des faibles.

Le maître à penser du XXème siècle

Le XXème siècle sera marqué par les guerres mondiales et les dictatures. Nietzsche lui a offert une pensée bien adaptée. Dans les faits, Nietzsche s’est conjugué avec Marx, notamment dans la doctrine nazie, socialiste comme Marx le prônait (la lutte des classes et la destruction du capitalisme) mais élitiste et sans borne comme Nietzsche le souhaitait. Hitler, Lénine et Staline ont pu se rencontrer. Nietzsche c’est l’apologie de la force, mais pire encore de la force aveugle.

Parallèlement, Nietzsche a imprégné la pensée philosophique à travers différents courants. Heidegger sans doute, mais aussi Derrida, Foucault, Sartre. L’essentialisme, l’existentialisme et le postmodernisme lui doivent beaucoup. On peut craindre que ce début de XXIème siècle remette Nietzsche à la mode. Certains n’y voient-ils pas la réponse au fanatisme religieux ?

 

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Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

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