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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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JEAN PAUL SARTRE (1905 - 1980) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 23 Mars 2012 01:00

Un intellectuel engagé

Il est certain que la popularité de Sartre est davantage liée à son engagement politique qu’à l’originalité de sa philosophie, même s’il a été salué, à tort, comme « le père de l’existentialisme ». Sartre doit d’ailleurs faire souvent le grand écart entre ses positions politiques et sa philosophie.

Ce n’est pas surprenant, compte tenu de la « souplesse » de ses engagements. Sous l’occupation, Sartre est sensé faire de la résistance, mais il multiplie les pièces de théâtre très appréciées des officiers allemands et des officiels pétainistes. On le voit encore se déclarer ennemi de l’URSS, puis ami des communistes jusqu’à vanter la liberté d’expression en Union soviétique, puis enfin accueillir des dissidents russes au nom de la liberté.

Visiblement, pour lui l’important est d’être à la tête du mouvement des idées, d’être la référence, le « maître ». Il est donc de toutes les manifestations, de toutes les pétitions. A-t-il un tel sens du devoir de l’intellectuel (ce qu’il prétend) ou soigne-t-il sa gloire personnelle ?

Saint Germain des Prés

Sa gloire est au plus haut dans les années 1950. Sartre s’est bien sûr illustré par ses positions contre la guerre de Corée, la guerre d’Indochine, puis la guerre d’Algérie, contre la torture, contre le capitalisme, contre les Américains, mais aussi contre le gaullisme. A l’occasion de l’affaire Henri Martin, un ouvrier de l’Arsenal de Toulon communiste faisant de la propagande anti-militariste, poursuivi et condamné, Sartre se rapproche du Parti. Mais c’est surtout à Saint Germain des Prés qu’il doit sa célébrité. Dans les années 1950, au sortir de la guerre et des restrictions, la mode exige de se libérer, d’écouter du jazz, d’assister à des pièces d’avant-garde.

La mode draine donc vers Sartre tout ce que Paris compte de « libérés » de toutes sortes : l’essentiel, dit le maître, n’est-il pas d’exister ? N’est-il pas le philosophe de la liberté individuelle sans borne ?

Existentialisme et liberté

La philosophie de Sartre s’inspire dans un premier temps de la phénoménologie de Husserl : l’homme est évolution, dans son existence l’homme se transforme. Sartre emprunte aussi à Heidegger (certains disent à Nietzsche) l’idée de l’élan vital qui pousse l’homme à devenir lui-même. Comme Nietzsche, Sartre affirme que Dieu est mort, et par conséquent l’homme ne répond à aucun appel, à aucune détermination métaphysique. L’homme est entièrement libre, il est lui-même, et rien de plus. Mais cet individualisme anarchiste ne se réalise que dans un contexte où l’homme peut être lui-même. Or l’homme est aliéné dans des régimes comme le capitalisme, il ne peut plus y être réellement libre.

D’autre part, la liberté individuelle a aussi une dimension sur la liberté des autres. « L’enfer c’est les autres » : limitation de ma liberté par la prise en compte du moi social.

Les disciples de Sartre vont donner à sa philosophie une traduction toute simple : je suis libre de faire n’importe quoi à condition que je fasse la révolution contre la société d’aliénation mise en place par le capitalisme. Pour être libre, il faut être révolutionnaire.

La libération par le collectivisme

La révolution ne se fait pas tout seul. Pour retrouver la liberté individuelle il faut repartir d’un collectif. Ce sera le grand message de mai 68. Ce n’est que par le groupe, par le rassemblement des révolutionnaires que l’on peut marcher vers la liberté. Sartre est aux côtés des étudiants de la Sorbonne, de Daniel Cohn-Bendit. « Il est interdit d’interdire » : ce slogan est bien celui de l’anarchiste, mais l’individualisme a disparu, parce que l’homme a le devoir de s’engager (comme il l’a fait lui-même) pour libérer l’humanité : « L’existentialisme est un humanisme ».

Sartre a ainsi multiplié les contradictions, mais ses disciples ont certainement compris ce que Sartre voulait dire : le maître ne pouvait se tromper. Mais il aimait bien tromper les autres.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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