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PLATON (-429 -348) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Jeudi, 25 Août 2011 01:00

Platon : atteindre la justice par la politique

L’étatisme n’est pas le privilège de la France, et n’est pas né avec Colbert et Louis XIV. L’Occident entier a été obsédé par l’idée d’une société parfaitement organisée par un pouvoir politique aux mains d’une élite. Et cette idée est au cœur de l’œuvre de Platon : « Politique d’abord ».

 

Curieusement la primauté du politique dérive chez Platon d’une valeur qu’il considère comme prioritaire : la justice. La justice est en fait harmonie : tout est en place, tout est « ajusté » et il n’y a aucun désordre. L’harmonie doit régner dans la République : voilà pourquoi il ne saurait y avoir place pour la fantaisie individuelle.

Mais l’harmonie doit régner aussi dans l’âme de chaque être humain. Le passage de l’harmonie personnelle à l’harmonie politique se fait à travers l’éducation, surtout des plus intelligents, des plus belles âmes : les « âmes d’or ».

Voilà qui donne la clé pour comprendre la justice : c’est une vertu qui permet à l’homme de s’élever jusqu’à la perfection, jusqu’au divin.

Ainsi la politique a-t-elle une mission d’une grande noblesse, puisqu’il s’agit de changer la condition humaine en commerce des dieux.

L’utopie platonicienne

« Utopie » : le lieu de nulle part. Ce mot n’est pas de Platon, mais de Thomas More. Mais il traduit bien l’idée de société parfaite qui va désormais hanter les esprits et justifier les pires atteintes à la liberté individuelle. De la Cité Radieuse de Campanella à la société sans classe de Karl Marx, en passant par les Jacobins de la Terreur, les Phalanstères de Fourier et les Communautés d’Harmonie pour aller jusqu’aux dictateurs contemporains, on n’a cessé de vouloir réaliser en pratique ce que Platon avait imaginé : le paradis sur terre.

La République voulue par Platon est fondée sur une stricte organisation. Elle est divisée en trois castes : celle des gardiens-philosophes, celle des guerriers, et celle des laboureurs. Cette division n’est pas arbitraire, elle correspond au désir de distinguer et d’articuler les tâches à remplir dans la société : il y a une division du travail social (audacieusement certains ont vu là une annonce de la division du travail d’Adam Smith, qui en fait ne considérait que les vertus de l’échange marchand). Les philosophes ont pour tâche d’observer la société et de garder l’harmonie par la conception des lois. Ils ont un statut personnel de faveur : propriété commune des biens, des femmes et des enfants. Les guerriers comme leur nom l’indique sont là pour protéger les philosophes et faire régner l’ordre prescrit. Les laboureurs sont les producteurs, paysans ou artisans. Chacun a sa place, et doit s’y tenir.

Le meilleur des mondes confié à l’élite

Aldous Huxley n’a rien inventé. L’univers totalitaire, la négation de l’individualité, étaient chez Platon. Tout est strictement contrôlé dans la République. Le nombre des personnes qui y vivent est de 5.040 (chiffre divisible par tous les nombres de 1 à 10 – les Grecs adoraient les mathématiques). Pour y parvenir, rien de plus facile : on contrôle les naissances. On va même jusqu’à l’eugénisme : sélectionner les enfants qui vont survivre, et pour être certain de leur qualité, organiser les accouplements (les femmes sont communes et les enfants ne connaissent pas leurs parents). Planning familial, dirait-on.

Toutes ces dispositions doivent être respectées et gérées par une élite, d’où seront issus les philosophes. Les Lois sont édictées par cette oligarchie, qui a reçu une éducation spécialisée à base d’exercices intellectuels mais aussi physiques. La politique doit être l’apanage d’une minorité éclairée. Les « âmes d’or » : déjà les énarques…

 

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