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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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ARISTOTE (-384 -322) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 02 Septembre 2011 01:00

De la politique à l’économie

Platon et Aristote ont en commun d’être des disciples de Socrate, des philosophes en quête des lois menant à l’harmonie dans la Cité. Mais tandis que Platon mène ses investigations du côté de l’organisation politique, Aristote essaie de comprendre comment les relations s’établissent naturellement au sein de la société : ordre créé contre ordre spontané, pourrait-on dire avec Hayek.

L’ordre spontané aristotélicien est « naturel », parce qu’on le trouve inscrit dans la nature même de l’être humain, Ainsi, à la différence de Platon qui recherche l’utopie, Aristote se contente d’observer la famille, la propriété, les échanges, et la façon dont les gens mènent leurs maisons :  économie, règle de la maison. Il devient ainsi le premier économiste célèbre de l’histoire.

Le principe de l’échange

Le cadre naturel de la vie sociale est la famille (incluant les esclaves), à laquelle est associée la propriété du sol. Aristote rejette le collectivisme platonicien, et il associe la propriété à la responsabilité : on ne gère bien que ce que l’on possède, et la propriété est « délicieuse ». Toutefois, l’autarcie n’est pas de mise, car les besoins et les moyens des uns et des autres ne sont pas les mêmes. Aristote considère ainsi la satisfaction des besoins comme le but de toute activité économique. Ces besoins sont appréciés de façon subjective, chacun sait ce qu’il veut, de sorte que l’on peut avoir des valeurs différentes pour un même bien aux yeux de différentes personnes : théorie subjective de la valeur. Aristote annonce ainsi Adam Smith qui voit l’origine de l’échange dans la diversité des êtres humains, et la recherche par les uns de la satisfaction des autres afin de satisfaire ses propres besoins.

La justice dans l’échange

Est-ce à dire que tout échange soit juste ? Aristote fait ici la distinction entre justice distributive et justice commutative. La première se résume à la formule ; à chacun selon ses besoins, elle consiste à répartir les richesses en fonction des besoins des uns et des autres. Cette forme de justice prévaut à l’intérieur de la famille par exemple. Mais elle n’est pas celle qui régit les échanges à l’extérieur : la justice commutative signifie « à chacun selon ce qu’il donne » ou « à chacun suivant ses mérites » (expressions équivalentes si l’on suppose que le mérite est mesuré par celui qui reçoit et non par celui qui donne). C’est l’équilibre des prestations qui témoigne que le contrat est juste, que le marché est bien passé. Cette justice commutative a vocation à dominer les relations entre personnes qui n’appartiennent pas à la même famille, et qui pratiquent l’échange (surtout avec les « métèques », les gens extérieurs à la Cité).

L’échange monétaire et les injustices de la finance

Pour mesurer la valeur des prestations, et l’intensité du désir d’un bien par tout échangiste, rien ne vaut le recours à un intermédiaire des échanges : la monnaie (chrématistique). La monnaie n’est qu’un intermédiaire, en réalité il s’agit d’un aménagement du troc d’un bien A contre un bien B. Un troc sans monnaie, c’est A contre B, un contrat monétaire c’est A M B : on a coupé l’échange en deux, A est cédé contre monnaie, qui permet d’acheter B. Comme le dira plus tard Jean Baptiste Say, la monnaie n’est qu’un voile. Mais les marchands (qui n’ont pas bonne presse à Athènes) ne font de commerce que pour accumuler de la monnaie : le schéma devient alors MAM ou MBM, la monnaie pouvant rapporter à son tour un profit (intérêt). Cette chrématistique est « inutile » aux yeux d’Aristote et Karl Marx reprendra le schéma MAM dans sa propre conception de l’échange. La « finance », et l’idée de « faire travailler l’argent » est donc moralement condamnable, le taux d’intérêt et la banque également. Aristote (comme Marx) a simplement oublié l’existence du crédit et la valeur du temps…

 

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