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Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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AUGUSTIN D'HIPPONE (354 -430 ) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 16 Septembre 2011 01:00

De l’empire romain à la Cité de Dieu

Les secousses puis la chute de l’empire romain d’Occident modifient les centres d’intérêt de la pensée philosophique. La politique de Platon, l’économie d’Aristote, le droit de Cicéron doivent désormais intégrer la religion chrétienne.

Cette évolution se fait avec les « Pères de l’Eglise » que sont les saints Ambroise, Jérôme, Augustin et Grégoire le Grand. Désormais toute philosophie puisera dans le trésor des Saintes Ecritures, seule source d’inspiration dans un monde en mutation et en guerre depuis l’effondrement de Rome.

Ira-t-on jusqu’à ignorer les problèmes de cette terre pour se réfugier dans l’au-delà ? Certainement pas : bien au contraire il s’agit d’inonder la vie quotidienne de la grâce de Dieu.

On prête à Saint Augustin le désir de construire une société parfaite, la Cité de Dieu, théocratie qui pourrait devenir totalitaire. C’est sans doute une erreur : le célèbre évêque d’Hippone entend au contraire établir une nette séparation entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel, même s’il place la justice divine au dessus du droit des Etats.

Nature et limites de la raison humaine

Sur la question du droit, Saint Augustin rompt ainsi avec la conception de Cicéron. Mais la rupture avec Cicéron (qu’Augustin a longuement étudié) est surtout visible sur le sujet de la connaissance humaine. Cicéron se veut « académique » et son scepticisme le conduit au relativisme. Saint Augustin au contraire n’admet pas qu’il puisse y avoir plusieurs vérités.

Cela ne signifie pas que la découverte de la vérité soit accessible à l’homme par la seule voie de la raison. Saint Augustin introduit alors le thème de l’inconnaissance : nous savons que nous ne savons pas : « De quelque manière que je possède la sagesse, je vois que je ne la connais pas encore », écrit-il. Ce n’est que dans la foi, elle-même éclairée par la grâce divine, que la raison progresse. La raison est sous-jacente dans l’âme humaine, qui est appelée à l’éternité.

On a évoqué ici l’influence de Platon avec l’idée des deux mondes, « l’un intelligible et vrai et qui se dérobe aux sens, l’autre qui n’est que vraisemblable et copie le premier ». Mais ce n’est qu’apparence, parce que chez Saint Augustin raison et foi s’entremêlent, comme coexistent l’âme et l’esprit. Il est plus judicieux de rapprocher Saint Augustin de Saint Thomas d’Aquin et sa théorie de « l’inconnaissance ». Chez Augustin la philosophie de la raison se conjugue aussi avec l’inconnaissance du temps : « Il y a trois temps, le présent du passé, le présent du futur et le présent du présent ». Comme la vérité, le temps se découvre par étapes. Le temps agit en nous, nous agissons avec le temps.

La propriété et le travail

Les Pères de l’Eglise ont peu évoqué les problèmes économiques, ce qui n’est guère surprenant à une époque où l’Occident s’est cloisonné, revenant à une économie de subsistance excluant toute transaction marchande et monétaire significative. Cependant, les débats ont été vifs à propos du droit de propriété privée. Saint Jérôme et Saint Basile ont lancé l’idée de « commune destination des biens » : la terre a été donnée par Dieu aux hommes en communauté. S’agirait-il de justifier la propriété collective ? Saint Augustin condamne toute propriété collective, car le péché originel est passé par là, et les hommes pécheurs ont perdu toute possibilité de vivre harmonieusement sans règle précise.

L’autre trait dominant de la pensée économique des Pères de l’Eglise est la sanctification du travail. Comme toute activité humaine, le travail doit être compris dans le plan de Dieu. Travail et prière sont indissociables « Ora et labora » sera la base de la vie monacale. Le travail a une dimension rédemptrice, c’est l’exécution d’une sentence divine : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». Mais il a aussi une dimension créatrice : il permet à l’homme de prolonger la création divine « Dominez la terre ». Les bâtisseurs de cathédrale font avant tout œuvre pieuse.

Travail et propriété concourent ainsi à l’élévation de l’âme. Nous voici assez éloignés de la « pénibilité du travail » et de la condamnation de la propriété privée…

 

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