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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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THOMAS D'AQUIN (1224 - 1274) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 23 Septembre 2011 01:00

La Somme

Somme contre les Gentils, Somme théologique : deux œuvres majeures de Thomas d’Aquin portent le nom de Somme. Et le saint philosophe est en lui-même une somme, synthèse de la théologie chrétienne et de la pensée de l’Antiquité, puisant à la fois dans les Ecritures, chez Aristote, chez Avicène.

Difficile d’exprimer en quelques lignes la somme de connaissances, de questions, de principes proposée par le « Docteur angélique ».

Il y a pourtant un fil conducteur : la transcendance, la rencontre de la raison et de la grâce, de la loi naturelle et de la loi divine, du temporel et du spirituel (sur ce dernier point St Thomas s’inscrit dans le droit fil de la révolution papale).

La connaissance négative

C’est pourtant avec la plus grande humilité que Saint Thomas aborde les problèmes qu’il se propose de traiter. Il est en effet persuadé que la seule raison ne permet pas à l’être humain de comprendre le dessein de Dieu. Par contraste, le péché originel pousse l’homme orgueilleux à se croire à la hauteur de Dieu. Certes l’homme peut s’élever, mais ce n’est que par la grâce divine, la raison dont il a été doté lui permettant de mesurer ses erreurs. Cette idée de la connaissance négative (on ne peut accéder à la vérité qu’à travers les erreurs et les réparations qu’elles appellent) inspirera non seulement les scolastiques, mais aussi Pascal et, plus tard encore, Hayek. Saint Thomas consacre donc de longs développements à s’interroger sur la vérité, sur la foi, sur la destinée. Il le fait chaque fois avec sa méthode propre : une proposition n’est pas sitôt avancée qu’apparaît l’argument contraire, qui à son tour mérite discussion, et ainsi de suite. Cette approche est radicalement opposée au constructivisme rationaliste.

Le droit naturel

Ce que dit Saint Thomas du droit naturel illustre bien ce génie particulier. S’interrogeant sur la loi, et sur son origine ; il part du principe que la loi est avant tout divine, elle est faite pour permettre aux hommes d’entrer dans le plan de Dieu. Mais comme ils n’ont qu’une connaissance limitée de la loi divine, ils posent des règles (droit positif) qui ne peuvent être qu’approximatives. Le droit naturel va naître d’une dialectique permanente entre droit divin et droit positif : le droit va évoluer en fonction de la découverte progressive de meilleures règles, le droit naturel étant en quelque sorte guidé par le droit divin. Ainsi la « loi ancienne » annonce-t-elle et prépare-t-elle la loi « nouvelle ». Ici Saint Thomas s’éloigne sciemment du concept d’ordre naturel immuable tel que l’avait imaginé Aristote.

Le droit naturel fixe les limites du pouvoir politique. Reprenant les idées de Grégoire VII, Saint Thomas fait du gouvernant celui qui doit mettre le bateau de la société sur le cap choisi par Dieu. Tout écart dans cette mission justifie le tyrannicide, que le peuple peut et doit voter.

Ethique économique

En ce 13ème siècle où explose l’économie européenne, Saint Thomas ne pouvait échapper à la question de la moralité du commerce, de la banque et de l’intérêt. Il l’aborde, comme toujours, avec beaucoup de prudence et de réalisme. Ainsi le commerce n’est pas une bonne chose s’il s’agit d’acheter bon marché pour vendre plus cher. Mais le bénéfice d’un marchand qui saisit une opportunité – qui est un entrepreneur au sens de Kirzner – est légitime, parce qu’il améliore la vie de la communauté entière. Le prix pratiqué sur le marché est juste s’il rémunère justement ceux qui participent à l’échange (juste salaire). Mais, comme Aristote l’avait noté, la justice peut être commutative (équilibre des prestations) ou distributive (prise en compte de la situation respective des échangistes). Finalement le prix ne correspond pas nécessairement à la valeur, car le prix concerne plusieurs personnes différentes alors que la valeur est purement subjective. Enfin, l’usage de l’argent, bon intermédiaire des échanges (Aristote), ne peut être source d’enrichissement. Le prêt à intérêt est prohibé, car il n’est que le prix du temps, et le temps appartient à Dieu. Mais celui qui fait une avance à un autre peut se faire dédommager pour la perte que ce prêt peut lui causer, voire même pour le manque à gagner, ainsi que dans le cas où il prend un risque. Enfin, la propriété est tenue pour bonne pour l’homme, qui en est responsable, mais à charge de l’exploiter et de l’orienter vers le bien être de la communauté. Les biens ne sont pas donnés en commun, leur destination est commune, et le marché est une façon de redistribuer les biens avec justice : un rappel sans doute utile aujourd’hui.

 

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