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Jacques Garello l www.libres.org

Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

130 pages, 12€

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Economiste classique

Contresens sur la valeur travail

Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise !

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Osons dire, osons-faire !
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Couverture du livre Osons dire, osons-faire !
Catégorie: Année 2015
Année: 2015
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Commentaire
Ecrit par Administrator

Divine surprise : aurions-nous un candidat libéral aux prochaines élections présidentielles ?
François Fillon a pour premier mérite de proposer un programme et d’avoir des convictions :
le débat d’idées plutôt que le combat des chefs : il n’y a pas d’homme providentiel, il faut
un projet de société et un programme de réformes à la hauteur des défis.
Son deuxième mérite est de dire toute la vérité sur les blocages de la société française, sur
les murailles du politiquement correct. Il faudra bousculer les idéologies conservatrices,
les corps intermédiaires, les avantages acquis, les intérêts particuliers, les
technocrates, la défense obsessionnelle des corporations. Il ne choisit pas la voie de la
démagogie ni du populisme, il ne sert à rien de blâmer la mondialisation ou l’Europe.
Enfin et surtout, les principes qui inspirent son programme dans le domaine économique
sont ceux d’un libéralisme de bon aloi. Libérons l’économie de ses fers et donnons de
l’oxygène aux acteurs économiques, car ce n’est pas l’Etat qui fait l’économie ; c’est vous. En pariant sur la responsabilité individuelle, libérons la société tout entière. Au coeur du programme se trouve le principe de subsidiarité. La sphère publique doit se concentrer sur les missions que le secteur privé ne peut assumer.
Il faut « reconcentrer » les moyens publics sur les grandes politiques régaliennes (sécurité, justice, défense, immigration, solidarité). Pour un homme venu du gaullisme de gauche et disciple de François Seguin, cette conversion est spectaculaire.
Venons en maintenant aux mesures phares. Ici on mesure le progrès réalisé, mais aussi les progrès qui restent à faire. Le progrès réalisé : un ensemble de dispositions de fond que les libéraux ne cessent de recommander en vain depuis des années. Dans le domaine des finances publiques, la règle d’or de l’équilibre budgétaire, que l’on devra atteindre en 2022, est la réduction de la dette publique. Les prélèvements ne peuvent être votés que dans le cadre de la loi de finances de l’Etat ou de la Sécurité Sociale. Créer des charges nouvelles par décret sera interdit et la stabilité de la loi fiscale doit être garantie sur 5 ans. L’ISF sera supprimé, le taux d’impôt sur les sociétés sera diminué. Dans le domaine du marché du travail, le Code du Travail passera de 3.400 à 180 pages, les réformes consistent à miser sur des accords d’entreprises, incluant notamment la durée du travail. La durée légale doit donc disparaître, sous réserve du plafond européen de 48 heures par semaine. Dans le domaine de l’organisation administrative, le statut de la fonction publique sera expurgé des avantages dont jouissent les fonctionnaires par rapport aux salariés du privé (temps de travail, jour de carence), le millefeuille territorial disparaîtra et seuls deux niveaux de compétences locales subsisteront : autour de la commune, autour de la région. La réglementation et la normalisation devront diminuer, l’encadrement des loyers disparaîtra.
La méthode de gouvernement préconisée par François Fillon est également novatrice : d’une part, une mise en oeuvre immédiate des réformes (« le TGV » des réformes structurelles) grâce au travail préparatoire d’un « shadow cabinet » ; d’autre part, un recours au referendum sur les grandes mesures : règles budgétaires et fiscales, immigration, organisation territoriale, et « passage du principe de précaution au principe de responsabilité ».
Il reste cependant bien des points sur lesquels François Fillon doit affûter son programme. Puisqu’il prend ses distances par rapport au politiquement correct, puisqu’il veut visiblement mettre fin à la tyrannie du statu quo, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout et se libérer de quelques idées qui nous encombrent depuis des années ?
L’équilibre budgétaire s’obtient par la baisse des impôts. L’effet Laffer est puissant parce qu’il est libérateur d’énergie et de responsabilité. Il y a encore beaucoup de détails qui décèlent un attachement à la progressivité et à la redistribution fiscales. La principale mesure concernant les retraites et le recul de l’âge de la retraite à 65 ans, complétée il est vrai par une allusion à « un étage de capitalisation » en secours du système par répartition. Le contrat de travail unique est également un contresens. Enfin, concernant l’Europe, si les libéraux ont voté comme François Fillon contre le traité de Maastricht et souhaitent un retour au pragmatisme des origines - l’Europe du marché commun et des grandes libertés associées - ils ne sont pas d’accord pour un gouvernement économique de l’Union veillant à la gestion de l’euro, ni davantage pour une harmonisation fiscale par décret.
François Fillon annonce d’autres éléments de son programme dans des écrits nouveaux qui confirmeront peut-être cette première impression : le candidat est dans la bonne voie. Peut-être va-t-il donner à réfléchir aux tenants de l’étatisme français séculaire et du dirigisme économique. Les fenêtres de l’Elysée vont-elles s’ouvrir à l’air de la liberté ?

Date d'insertion: Mardi, 01 Septembre 2015 23:49

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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