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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

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La modernité de Bastiat

Les tout derniers développements de la science économique se trouvent entières dans l’œuvre de Bastiat : il a été précurseur de l’école du « public choice » (Buchanan), de l’analyse des institutions (Hayek), de la théorie des droits de propriété (Alchian, Demsetz).

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Revue des livres

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Contre le droit au travail
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Couverture du livre Contre le droit au travail
Catégorie: Année 2015
Editeur: Les Belles Lettres
Année: 2015
Visites: 3664
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Commentaire
Ecrit par Administrator

Quel titre provocateur ! Il détonne dans le débat actuel sur la réforme du marché du travail. Le travail n’a pas sa place dans la constitution, parce qu’il relève du droit privé : cette idée a été proclamée et argumentée par Alexis de Tocqueville en 1848, en pleine révolution socialiste.

C’est le mérite d’Alain Laurent d’avoir exhumé ce document, dans le cadre de la collection qu’il dirige aux Belles Lettres « Petite bibliothèque classique de la liberté », où il réédite des écrits fort anciens, en général d’auteurs français. L’intérêt de cette collection est double. D’une part elle montre l’actualité et la profondeur des principes libéraux, d’autre part elle rappelle que les idées de la liberté ont souvent été semées en France, même si elles ont ensuite été récoltées à l’étranger !

De plus, cette réédition est présentée par Pierre Bessard, journaliste et président de l'Institut libéral de Lausanne. C’est lui qui a redécouvert un discours prononcé par Alexis de Tocqueville à l’Assemblée Constituante le 12 septembre 1848 . Ce discours retentissant demeurait jusqu'à présent enfoui dans la compilation des innombrables interventions du député Tocqueville au sein de ses Oeuvres complètes : accompagné de ses éclairantes notes préparatoires, il est pour la première fois l'objet d'une publication spécifique.

Ce texte révèle un Tocqueville inattendu, non plus le sociologue et historien mais un acteur profondément engagé dans les affrontements idéologico-politiques consécutifs à la Révolution de 1848 : un orateur et  polémiste talentueux aussi peu « académique » et « modéré » que possible, proposant ici un condensé de sa philosophie politique.

C’est la philosophie politique qui commande à Tocqueville de rejeter le droit au travail.

En cela il apporte une contribution initiale et majeure à un débat de fond qui demeure d'actualité.  Toqueville expose cursivement les raisons de sa position tranchée.  La logique du « droit au travail » ferait de l’État « le grand et unique organisateur du travail ». Et, de fait, la planification du travail et des emplois a été pratiquée dans les régimes totalitaires de Lénine, Hitler et Mao. Mais l’Etat Providence y est venu également. La Charte des Droits de l’Homme de l’ONU en 1948 instaure le droit au travail comme l’un des droits fondamentaux de l’homme. Il fait partie de ces « droits créances » qui vident de leur sens les vrais droits individuels. Car si l’Etat a désormais la mission régalienne de donner du travail, les travailleurs sont sous la coupe de l’Etat créancier. L’Etat devient « le maître et possesseur de chaque homme », le « propriétaire unique de chaque chose »…

C'est aussi l'occasion de découvrir Tocqueville farouche adversaire du socialisme inspirant un tel droit . Pour Tocqueville le socialisme est « une attaque directe contre la propriété et la liberté individuelles », il propose « une nouvelle formule de la servitude humaine ».

Beaucoup de nos hommes politiques devraient lire Tocqueville, mais vous aussi bien sûr

Date d'insertion: Mercredi, 16 Septembre 2015 00:01

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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