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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

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L’omniscience de Karl Marx

Le succès de Karl Marx tient sans doute au fait qu’il donne une réponse complète (fût-elle fallacieuse) à tous les mystères de la vie des hommes en société. Il parcourt – superficiellement - toute la connaissance scientifique de son époque.

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On achève bien les jeunes
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Couverture du livre On achève bien les jeunes
Catégorie: Année 2015
Auteur: Bernard Spitz
Editeur: Grasset
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Commentaire
Ecrit par Administrator

Voici un livre détonnant. Il aura un écho certain, à cause de la personnalité de son auteur, président de l’Association de l’Assurance. Enarque, familier des cabinets ministériels et des missions officielles, jadis collaborateur de Michel Rocard, cet homme  ne peut passer pour un ultra-libéral. Et pourtant…

Pourtant son ouvrage sera aussi un écho car il est iconoclaste, assez loin de la pensée unique. Bernard Spitz fait preuve d’une grande lucidité, tant pour rendre compte du sort réservé actuellement à la jeunesse française que pour donner les pistes d’une véritable libération des jeunes. « Un pays qui maltraite sa jeunesse est un pays en danger », dit Bernard Spitz.

Or la maltraitance est évidente : la France, pays vieilli, vit à crédit, et accumule les dettes. Dette publique de l’Etat, des collectivités locales, dette sociale de la sécurité sociale. Pour la dette publique, on sait que chaque nouveau né trouve dans son berceau un cadeau de 30.000 euros. Pour la dette sociale, la hausse des cotisations pour les retraites par capitalisation ne cessera d’augmenter : le système est que les jeunes paient les pensions des vieux, de plus en plus de vieux, de moins en moins de jeunes. Au fait des mécanismes assuranciels, l’auteur ne voit pas d’autre perspective que l’exploitation des jeunes.

En dehors de ce cadeau financier, le cadeau humain est tout aussi lourd. Les jeunes partent dans la vie active sans avoir pu accumuler un « capital humain » suffisant. Ils n’ont pas reçu l’éducation ni le savoir qui leur permettrait de relever le défi de l’entreprise. Seront-ils chômeurs ? Oui tant que le Smic les empêchera d’entrer sur le marché du travail, d’autant que leur productivité  est faible, faute d’une formation et d’un apprentissage de qualité.

Tout cela est caractéristique d’une génération de séniors irresponsable, dépensant un argent qu’elle n’a pas : « après nous le déluge ». Mais précisément c’est cette génération qui est au pouvoir, les jeunes ne participent pas à la décision politique. La situation est inverse de celle que l’on avait connue avec le baby boom des années 1950. L’immigration peut-elle rajeunir le pays ? La question est d’actualité, mais la perspective ne satisfait pas Bernard Spitz.

Il préfère « une nouvelle alliance entre générations » : que les séniors mettent en place des réformes qui permettront aux jeunes d’éviter le chômage, l’exil ou le désespoir. Ces réformes devraient être le socle sur lequel concevoir un programme présidentiel pour 2017.  Et ici on entend comme une musique de fond libérale : changer le système scolaire en faisant jouer l’émulation et le mérite, donner de la flexibilité au marché du travail, en finir avec les 35 heures et le mythe du partage du travail, et enfin introduire une bonne dose de capitalisation dans le système de retraites : les jeunes doivent pouvoir sortir du système par répartition et préparer à leur gré une épargne retraite auprès d’un fonds de pension.

Enfin, Bernard Spitz met le doigt sur la plaie : pour faire une alliance, il faut des partenaires des deux côtés. Or les jeunes manifestent plus souvent un refus de s’engager et de s’organiser, et préfèrent des solutions individuelles, dont la plus évidente est l’exil. Comment motiver les générations nouvelles pour une participation plus active à la vie de leur communauté ?

Date d'insertion: Mercredi, 23 Septembre 2015 00:09

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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