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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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Revue des livres

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Au-delà du mur de l’argent
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Couverture du livre Au-delà du mur de l’argent
Catégorie: Année 2015
Editeur: Stock
Année: 2015
Visites: 3705
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Commentaire
Ecrit par Administrator

Cette rubrique des livres n’a pas pour objectif de vous inciter à  acheter tel ou tel ouvrage, mais de vous rendre compte des lectures que nous avons faites pour votre compte, libre à vous de les compléter par votre propre lecture. Ces prolégomènes étaient nécessaires avant de vous présenter le livre d’Edouard Tetreau. Qui est l’auteur ? Première originalité : un financier qui n’aime pas la finance. Deuxième originalité : un admirateur du Pape François, qui se présente d’ailleurs comme un familier du Vatican, où il représenterait quelques familles industrielles qui sponsoriseraient les œuvres catholiques ; à l’en croire c’est sur son conseil que le Saint Père a décidé d’élargir son voyage aux Etats-Unis (prévu pour la Conférence mondiale de la famille) afin de prolonger l’écho de son encyclique « Laudato Si ». Troisième originalité : le grand écart entre d’une part sa position politique (visiblement il n’est pas de gauche, il n’aime pas les socialistes et ne peut être taxé de communiste, il a également admiré Saint Jean Paul II) et d’autre part ses attaques contre la finance et la technologie. Ajoutons enfin que Monsieur Tetreau a un beau métier qui l’amène à « fréquenter et conseiller les puissants ». Il s’assimile à un « confesseur jésuite » qui connaît les, péchés de ceux qui dirigent le monde actuellement : les milliardaires de la finance, coupables de comprendre les menaces que les nouvelles techniques font peser sur le monde mais trop occupés à accumuler de l’argent.

Alors, pourquoi vous parler de cet auteur et de cet ouvrage ? Parce qu’ils illustrent parfaitement l’ignorance de la réalité économique et des comportements humains, ignorance qui égare jusqu’aux jésuites les plus huppés. Par exemple, Tetreau critique le quantitative easing pratiqué par la FED et la BCE, qui noie le système bancaire et boursier sous une avalanche de liquidités, au risque de préparer des bulles aussi graves que celle des subprimes. Mais il impute cette stupidité au système financier, alors que c’est le sous-produit du « capitalisme de connivence » que nous ne cessons de dénoncer. Pour lui, tout le mal vient du marché et de l’appât du gain. L’économie s’est ainsi déshumanisée et a mis les robots à la place des hommes. Le numérique va supprimer des millions d’emplois : les nouvelles technologies creusent les inégalités. On a remplacé les hommes par des algorithmes, que personne ne peut plus contrôler. On va donc décliner tous les poncifs sur l’homme et la machine, le bilan est celui de la vulgate néo-malthusienne.

Tétreau se veut constructif : il appelle à un « Bretton Woods des sociétés civiles et religieuses », un genre d’ONU qui ne concernerait pas que les chefs d’Etat, mais les représentants du monde des entreprises, des associations, et des diverses religions dans un esprit très œcuménique voire syncrétique. Il faut un « front commun des religions ».  Il faut aussi une vraie révolution financière (interdire d’investir dans les paradis fiscaux). Il faut que les plus hautes autorités se soucient enfin du « bien commun », pour l’instant les plus riches ne se rachètent que par leur philanthropie (voilà que l’argent aurait des mérites !). L’économie de partage doit éliminer l’économie de profit.

Naturellement, c’est le Pape François qui porte tous les espoirs d’Edouard Tréteau. Il est l’homme providentiel. A longueur de pages on sacrifie au culte de la personnalité, l’humilité du Pape dût-elle en souffrir.  Admirateur de Laudato Si, Tétreau ne s’est pas étendu sur le volet écologique de l’Encyclique. Tant pis : ce sera peut-être pour un autre livre… Ce qui demeure inquiétant c’est que de tels ignorants et utopistes aient l’oreille du Pape actuel. Le Père Lebret, d’Economie et Humanisme, avait guidé Paul VI dans popularum Progressio. Serait-ce Tétreau qui aurait indpiré Laudato Si ? Il le prétend, mais si c’était vrai, on pourrait s’inquiéter.

Date d'insertion: Mercredi, 30 Septembre 2015 00:13

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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