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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

36 pages, 5€

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Le monétarisme de l’école de Chicago

« L’anti-Keynes » : ainsi a-t-on qualifié Milton Friedman, bien que Keynes ait été contesté dès les années 1930 par l’école autrichienne.

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FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MODERNE
Les libéraux sont drogués, « accros » à Bastiat : ils le lisent, le découvrent, ils nourrissent et mûrissent leur pensée à la lecture de ses pamphlets et de ses sophismes.
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Couverture du livre FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MODERNE
Catégorie: Année 2016
Auteur: Pascal Salin
Editeur: Institut Charles Coquelin
Année: 2016
Visites: 9868
Avis des utilisateurs:  / 4
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Commentaire
Ecrit par Administrator

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme de Bastiat en lisant l’opuscule que vient d’écrire à l’instant Pascal Salin, et qui est édité par Philippe Nataf à l’Institut Charles Coquelin. Pascal Salin a le mérite de réparer une injustice dont Bastiat est victime en France, où on le considère volontiers comme un journaliste, un politicien, un militant, en tous cas un homme de peu de connaissances, de peu d’arguments.

Par contraste, Pascal Salin en fait à juste titre le père de la Science économique moderne. Il relève avec précision tout ce que nos bons économistes lui doivent aujourd’hui. Bastiat démontre l’importance de l’échange, qui est inspiré par le service des autres et débouche sur l’harmonie, et par contraste les méfaits du protectionnisme, fauteur de gaspillage, de misère et de guerre. Bastiat, comme Hayek le fera plus tard, dénonce le déclin du droit : la loi n’est plus élaborée ni respectée parce qu’elle est simple législation, fruit des corporatismes et de l’arbitraire du pouvoir. Bastiat lutte contre l’impôt, qui pénalise le travail, l’épargne. Les prélèvements conduisent à lancer des travaux publics et à créer des emplois, c’est ce que l’on voit, mais ils empêchent les producteurs d’investir et de créer des emplois – c’est ce qu’on ne voit pas. Des taux élevés de fiscalité réjouissent le percepteur, mais freinent la croissance en ruinant l’entreprise comme le client, de sorte que les recettes fiscales vont fondre : Bastiat formule l’effet Laffer un siècle et demi plus tôt. De même, il prévoit la disparition de la Sécurité Sociale un siècle avant qu’elle ne soit créée ! L’Etat Providence se charge de centraliser les caisses d’assurance mutuelle et ce monopole fabrique des assistés, « des gens qui attendent leur subsistance d’un ministre ou d’un préfet ». Tous ces mérites sont énumérés, expliqués par Pascal Salin, et fournissent des arguments sérieux pour convertir un large public au libéralisme – nous en avons besoin aujourd’hui.

L’économie de Bastiat, c’est celle de l’initiative privée, de la propriété privée, c’est le service de la communauté. L’économie a pour objectif de satisfaire les besoins, mais la liste des besoins n’est pas établie par un fonctionnaire mais par le libre choix des individus, suivant des critères purement subjectifs. Avant Bastiat les économistes portaient beaucoup d’attention aux conditions de production, au travail – Adam Smith et Jean Baptiste Say avaient ouvert cette aile de la connaissance économique. Bastiat s’intéresse au client, vante les mérites de la concurrence qui déplaît au producteur mais ravit le consommateur. C’est une autre aile de la connaissance économique.

Un autre aspect important de la théorie de Bastiat est son analyse logique des choix politiques. La classe politique se veut toujours distributrice de privilèges, de protections, de subventions, pour s’attacher durablement sa clientèle électorale. Ainsi retrouve-t-on dans l’école des « public choice », créée par les économistes de Chicago cette analyse du comportement des politiciens, pour conclure que seuls des droits fondamentaux peuvent limiter la convoitise et la corruption des hommes de l’Etat. Parmi ces droits, le plus sacré, le plus conforme à la nature de l’homme : le droit de propriété. Rien d’étonnant à ce que Léon XIII ait été un admirateur de Bastiat et ait entamé son « Rerum Novarum » par une attaque contre le socialisme, destructeur de la propriété privée.

On apprend toujours quelque chose en lisant Bastiat. On apprend la vraie dimension scientifique de Bastiat en lisant Salin.

Date d'insertion: Mardi, 16 Février 2016 19:25

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


Editorial : Pourquoi les Français n’aiment pas les réformes

Connaissance du libéralisme : Le renard libre dans le poulailler libre - La loi, la liberté et le droit - Droit,morale et religion

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