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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

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A failure of Capitalism : The Crisis of ’08 and the Descent into Depression
Au-delà de tout parti-pris idéologique, l’essai de Richard Posner, A failure of Capitalism : The Crisis of ’08 and the Descent into Depression (Harvard University Press), est une radiographie de l’économie actuelle.
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Couverture du livre A failure of Capitalism : The Crisis of ’08 and the Descent into Depression
Catégorie: Année 2009
Editeur: Harvard University Press
Année: 2009
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Contrairement à ce que peut faire croire le titre, le livre du juge Richard Posner qui enseigne aussi à l’Université du Chicago est une mise en cause du rôle joué par les pouvoirs publics dans le déclenchement de la crise actuelle. Coupables d’avoir contribué à l’explosion de la bulle du crédit immobilier, les responsables gouvernementaux ainsi que ceux de la FED ont alimenté l’illusion que les taux d’intérêts étaient des jouets avec lesquels on peut s’amuser même en étant adultes. De même, les banques ont été bernés (et se sont trompés) en faisant confiance à la malléabilité pérenne des instruments de crédit. Enfin, un manque d’information sur les marchés financiers dénaturé par les décideurs institutionnels s’est rajouté à toutes ces failles.

Les fameux « subprimes », ces crédits à risques accordés par les banques, ont été accordés suites aux politiques publiques américaines d’incitation à l’accession à la propriété menées depuis des années par les gouvernements américains. Deux organismes parapublics, Fannie Mae créé en 1938 par le président Franklin D. Roosevelt et Freddie Mac créé en 1970, étaient chargés de garantir les prêts immobiliers accordés aux Américains. Ces organismes ont repris aux dans l’ensemble des crédits immobiliers américains à 40 %. Ils l’ont fait sans évaluation appropriée de la qualité des emprunteurs.  Dans ces conditions, était-ce bien sage de laisser ces GSE (Government Sponsored Enterprise) conserver un portefeuille d’une valeur de 5.200 milliards de dollars pour seulement 80 milliards de fonds propres ?

Plus de 40 % des ménages américaines sont « couverts » par ces organismes. En gros, on a fait du « droit au logement opposable ». Il était hors de question de ne pas accorder un crédit immobilier même à une famille qui n’avait pas du tout les moyens de s’acheter une maison. Tout le monde devait devenir propriétaire, c’était la volonté des pouvoirs publics précisée clairement dans le Community Reinvestment Act voté en 1977 et renforcé en 1995 qui fait pression sur les banques afin qu’elles accordent des crédits. Ca n’a rien à voir avec les marchés.

Si en 1996, l’individu qui demandait un crédit devait bénéficier d’un revenu situé autour de 60% du revenu médian, en 2000, le taux est descendu à 20% pour repasser à 22% en 2005 et 28% en 2008.

Pour financer tous ces prêts, les deux organismes se sont mis à emprunter énormément sur le marché financier à de taux défiant toute concurrence faussant ainsi  l’environnement du crédit. Parallèlement, toujours en répondant souvent aux demandes des politiques, la FED (la Banque centrale américaine) a mené une politique d’ « argent facile » en faisant fonctionner la planche à billets et en jouant avec les taux d’intérêt. Cet « argent facile » a contribué à l’endettement massif des entreprises et de particuliers : en 1980, la dette du secteur financier représentait 21 % du PIB américain et celle de l’ensemble de l’économie américaine, 163 %. En 2007, ces chiffres étaient de 116 % et 346 % !

Cette politique du crédit accordé à tout va n’a strictement rien à voir avec le libéralisme économique, il est la conséquence des politiques monétaires des Banques centrales qui détiennent un monopole public.

 Le livre de Richard Posner est une analyse claire, concise et non-idéologique des vraies causes de la crise actuelle.

Date d'insertion: Vendredi, 15 Mai 2009 15:34

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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