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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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Un Marx libéral ?

Les principaux éléments de l’économie marxiste se trouvent chez John Stuart Mill, qui a ajouté aux erreurs de Ricardo et Malthus dont il prend la suite.

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Au-delà de l’offre et de la demande
Nouvelle parution digne du plus grand intérêt (comme d’ailleurs tout ce qui paraît dans la collection « Bibliothèque classique de la liberté ») chez les belles lettres : Wilhelm Röpke : Au-delà de l’offre et de la demande, 2009.
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Couverture du livre Au-delà de l’offre et de la demande
Catégorie: Année 2009
Auteur: Wilhem Röpke
Editeur: Les Belles Lettres
Année: 2009
Visites: 6509
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MauvaisExcellent 
Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Alain Laurent, le directeur de la collection, se fait un malin plaisir à (re)publier des auteurs mal lus, voire ignoré non seulement par le grand public mais aussi par les spécialistes. On sent chez lui la satisfaction des anciens explorateurs face aux territoires vierges qu’ils allaient révélés au monde entier. Après avoir publié un Proudhon anticommuniste et partisan du laissez-faire, il nous fait découvrir un Röpke bien loin des clichés. Cet ouvrage est le dernier écrit (en 1958) par le père intellectuel de l’ordo-libéralisme et de « l’économie sociale de marché ». Redevenu à la mode grâce à la crise (des journalistes du Monde le citent souvent) et aux récentes élections allemandes, l’économiste allemand est plus un partisan de la libre concurrence qu’un défenseur de l’Etat régulateur.

La lecture de l’ouvrage provoque bien des surprises. L’économie de marché - sans l’adjectif social – est mentionnée régulièrement dans le livre comme la condition sine qua non de la survie d’une société démocratique. Il est – dès le premier chapitre - pour une « économie équilibrée par les prix et les marchés libres » et contre la « démocratie de masse, centraliste et jacobine » ; il pense que la désagrégation de l’empire communiste a commencé dès la fin de la deuxième guerre mondiale : « Une chose est donc devenue presque certaine : le communisme, quelles que soient les calamités qu’il réserve encore au monde à cause de notre faiblesse, prendra finalement le chemin de toutes les témérités sacrilèges. Il devra trembler toujours plus devant l’indignation des hommes qui se battent pour leur liberté et leur dignité, des hommes qui rejettent cette doctrine dangereuse ».

Celui qu’on invoque aujourd’hui comme un économiste défenseur de l’Etat n’hésité pas à critiquer les pays scandinaves qui « subissent l’influence des principes, des institutions et des idéologies de l’Etat-Providence » ou bien le système de santé britannique étatisé dont l’écroulement ne saurait tarder. L’Etat est aussi à l’origine de l’inflation tant qu’il « ne réduira pas sensiblement son champ d’action et que ne seront pas révisés certains idéaux populaires relatifs à la politique économico-sociale moderne comme le plein emploi à tout prix ».

Röpke est un conservateur. Il considère qu’un vrai libéral ne peut avoir qu’un esprit conservateur tourné vers le progrès et le mouvement. De là vient probablement la confusion à propos de l’auteur qui serait pour un marché « encadré ». Non, ce qu’il soutient c’est le respect de l’ordre moral : « l’économie de marché est une forme de l’ordre économique liée à une conception de la vie et à un monde socio-moral ». Dans la partie intitulée « Conditions préalables et limites de l’économie de marché », titre trompeur, l’auteur parle du « climat moral de l’économie de marché » et non d’un éventuel interventionnisme de l’Etat régulateur. La vie économique « ne se déroule naturellement pas dans un vide moral ». Elle doit être appuyée par des « forts soutiens moraux ». Avec une certaine ambiguïté, Röpke considère que « tous les individus et tous les groupes prenant part à la vie économique (les syndicats y compris) doivent faire constamment l’effort moral d’une discipline librement consentie ». C’est la « solidité morale » de tous les participants qui fait marcher l’économie.

Une belle leçon de morale de la part d’un économiste libéral mal lu.

Date d'insertion: Vendredi, 04 Décembre 2009 15:28

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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