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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Revue des livres

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Au nom du Fisc
C’est le livre complet sur les impôts. Vous apprenez tout ce qui vous concerne et vous ne serez pas étonnés : l’Etat vous ponctionne à chaque fois que vous gagnez le moindre centime. Expédition au cœur du monde des impôts.
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Couverture du livre Au nom du Fisc
Catégorie: Année 2009
Editeur: Editions du Cri
Année: 2009
Visites: 6582
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MauvaisExcellent 
Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Vous souvenez-vous de la chanson des Inconnus, « Rap tout ! » ? Des vampires du fisc en train de chanter la manière dont ils dépouillent les gens de tout ce qu’ils ont…  Je suis presque certain s’il avait entre les mains le livre d’Olivier Bertaux,  le groupe se mettrait à refaire leur chanson. Il pourrait y puiser suffisamment de matière pour de nouvelles paroles.  En effet, si le pays appelé « L’Absurdistan » existait, il se trouverait bien  du côté de Bercy et des impôts. Pour ce qui est  de l’imagination et de l’invention on n’a pas vu mieux. Posséder n’importe quel bien, vous êtes imposé. Avoir des enfants, vous êtes imposé. Vous avez une famille, c’est du pain béni pour le fisc. Car vous avez envie de constituer un patrimoine, donc des biens et donc des impôts à payer. Droits de successions ou de donation font qu’un bien qui reste longtemps dans une famille puisse coûter plus cher en impôts que sa valeur réelle. Et si, par malheur, vous décidez de vendre, vous risquez de payer encore des impôts… Il est donc plus facile, écrit l’auteur avec ironie, de se défaire d’un bien que de l’impôt qui l’accompagne. Et si, par malheur, il vous vient à l’esprit d’acheter autre chose avec l’argent de la vente, l’Etat est encore là pour vous taxer : « Avant d’entrer, vous êtes imposé sur ce que vous avez gagné ; en entrant, vous êtes imposé sur ce que vous achetez ; avant de sortir, vous êtes imposé sur ce que vous possédez ; en sortant, vous serez imposé sur ce que vous vendez… » Voici par exemple la liste de ce qu’on vous prend là où vous habitez : la taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe d’habitation, la taxe sur les ordures ménagères, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et d’autres taxes annexes (les taxes spéciales d’équipement, la taxe de balayage, la taxe pour frais de chambre d’agriculture…). Même Kafka serait perdu…

N’oubliez pas, non plus, la double imposition. Un chef d’entreprise paye des impôts professionnels et aussi des impôts privés. Entre temps, il devra trouver de nouveaux marchés, fabriquer des produits innovants, gérer son personnel et faire attention aux URSSAF. Et s’il a le malheur de dire que son entreprise ne marche plus et qu’il doit licencier, il faudra encore qu’il paye quand ce n’est pas de sa propre personne…

Gare à vous, si vous ne payez pas les impôts. Le fisc est pire que le Cerbère. Il a plusieurs méthodes pour vous mettre la main dessus. D’abord, la taxation d’office ou selon les signes extérieurs de richesse. De toute façon, vous n’avez aucune chance de lui échapper. Les intérêts de retard s’appliquent automatiquement, les pénalités de mauvaise foi ont la côte et la prison est souvent à craindre en cas de fraude fiscale et de récidive.

Le contribuable a aussi des droits. Est-ce que le fisc les respecte ? Pas vraiment, d’où les combats des associations de la société civile comme Contribuables Associés qui non seulement luttent contre le trop d’impôts et de dépenses publiques mais aussi pour montrer au fisc que le contribuable n’est pas un délinquant en puissance. D’ailleurs, l’auteur de cet excellent ouvrage, Olivier Bertaux, est un juriste-fiscaliste qui collabore régulièrement à la revue Le Cri du contribuable avec des conseils fiscaux de bon sens.

J’existe, donc je paye des impôts, c’est la conclusion du livre. Clair, précis, parsemé de dessins humoristiques, c’est une enquête fouillée et complète dans le monde des impôts.

Date d'insertion: Vendredi, 27 Novembre 2009 16:53

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