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Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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Le livre noir du libéralisme
Encore un Livre noir. Après celui – le vrai, l’authentique – sur le communisme, on a eu droit au Livre noir du capitalisme, des Etats-Unis, de la Santé, etc. Voici (sa parution était prévisible) celui sur le libéralisme.
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Couverture du livre Le livre noir du libéralisme
Catégorie: Année 2008
Editeur: Editions du Rocher
Année: 2007
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Les anti-libéraux sont de retour. Non pas qu’ils avaient disparus, ils sont présents dans pratiquement tous les médias, mais plusieurs éléments conjoncturels leur donnent l’occasion de s’affirmer encore plus. Il y a d’abord l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir qui leur a donné des munitions : c’est le nouveau pouvoir de droite ultralibéral ; les élections qui approchent aux Etats-Unis et la fin du règne d’un autre ultralibéral, Bush ; l’hystérie autour du réchauffement climatique, le ralentissement économique, la crise de la Bourse sont autant d’arguments pour ces militants anti-marché. Il ne s’agit pas ici de les citer tous (Alain Laurent leur consacre un excellent article publié dans le dernier numéro du Bulletin de l’ALEPS et intitulé « Les impostures du nouvel anti-libéralisme ») mais d’en mentionner un seul (qui n’est pas dans la liste déjà riche d’Alain Laurent) : il s’agit de Pierre Larrouturou, délégué national Europe du PS. Son ouvrage est peut-être le plus ambitieux de tous : plus de 360 pages, tous les sujets d’actualité sont traités (la couverture les mentionnent déjà : crise boursière, chômage, précarité, sécurité sociale, retraites, éducations, salaires…) et on a droit même à une préface de Michel Rocard. Les trois pages que l’ancien Premier ministre consacre à l’ouvrage relèvent plus de la littérature politicienne que de la présentation d’un texte. Visiblement, Rocard n’a pas lu le livre ou bien, on peut l’espérer, il ne partage pas vraiment les idées de l’auteur.

Quelles sont les grandes lignes de ce Livre noir ? L’auteur part d’un constat : nous sommes en train de vivre une grande crise économique mondiale dont les Etats-Unis sont la cause et la principale victime. Les Américains, encore eux, sont endettés, les croissance économique est « artificiellement forte » (sic) et leur plein emploi n’est qu’un leurre (encore sic). On apprend aussi dès les premiers chapitres que le néolibéralisme (entre libéralisme, ultra et néo, on s’y perd un peu) a « structurellement besoin d’un endettement toujours croissant pour prospérer ». Affirmation contradictoire chez les anti-libéraux pour lesquels, au contraire, le libéralisme serait inhumain justement parce qu’il ne supporte pas les Etats endettés et dépensiers. Les Etats-Unis ne sont pas les seuls visés. Je reconnais que j’ai été surpris de lire des pages consacrées à la « précarité » au Japon et…en Allemagne. « Plus de 7 millions de pauvres en Allemagne », soutient l’auteur. Mais non, ce ne sont pas les Allemands de l’Est, victimes des années de communisme, mais tous ceux affectés par les lois Hartz et la réforme du marché du travail faite par Schröder. En Espagne aussi, il y aurait 32 % d’emplois « précaires » (ah, ce mot magique que la gauche utilise à satiété pour critiquer le libéralisme), en Grande-Bretagne n’en parlons plus, le plein emploi est dû au temps partiel et au nombre élevé de personnes qui toucheraient une « incapacité au travail ».

Inutile de rajouter que la critique du libéralisme est aussi un prétexte pour s’en prendre à Sarkozy, à Fillon, à Bush et, bien entendu, à Reagan et Thatcher mais aussi à une certaine gauche (« Oui, hélas, les libéraux n’ont pas le monopole du mensonge ») qui n’est pas du goût de l’auteur. Critiquer toutes les inepties de l’ouvrage n’est pas difficile et j’invite le lecteur à retrouver les études sur ce site consacrées à la pauvreté, les inégalités ou bien les réalités d’une économie libérale. J’aimerais insister néanmoins sur deux points à propose de la démarche de l’auteur. Premièrement, peut-on considérer que tout relève du libéralisme ? En quoi la réforme des retraites mise en place par Fillon est-elle libérale ? En quoi l’économie chinoise est-elle libérale ? Ou les malheurs de la Bourse ? Comment diable peut-on dire que des « réformes libérales » ont été faites en France et ont contribué à l’aggravation de la pauvreté ? Pour un pays dans lequel l’Etat avale plus de 50 % du PIB, c’est un peu osé de parler d’une économie libérale. Non, les armées de pauvres et de SDF sont apparues après la catastrophe étatiste du début des années 1980.

Enfin, j’aimerais bien savoir comment se fait-il que tous ces pays que critique Pierre Larrouturou ont préféré justement des politiques plutôt libérales ? Les affreux Reagan, Thatcher et Bush ont été réélus haut la main par les électeurs. Un dirigeant réformateur comme Aznar était au zénith da sa popularité lorsqu’il a décidé de se retirer de la politique, tandis que Zapatero n’a fait que pérenniser les réformes d’Aznar. Si les Allemands ont choisi Merkel après Schröder, c’est pour aller encore plus loin sur la voie des réformes. On pourrait donner d’autres exemples comme celui du Canada de l’Australie, de la Nouvelle Zélande ou des pays nordiques. De même, l’élection brillante de Sarkozy marque aussi la volonté d’une rupture plutôt libérale. En homme de gauche et en défenseur des opprimés, le délégué national du PS devrait au moins respecter le choix des peuples.

Date d'insertion: Vendredi, 25 Janvier 2008 17:16

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