Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

Bulletin de commande

Portait

Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

Lire la suite...
Revue des livres

Retour à la racine > Année 2008

Actualité de Jacques Rueff. Le plan de redressement de 1958 : une réussite du libéralisme appliqué
A l’heure où le plan Attali vient de sortir, il est intéressant de rappeler quelles étaient les propositions et comment a été mis en œuvre un autre plan il y a cinquante ans. C’est ce que fait Gérard Minart dans un essai lumineux.
PDF Imprimer
Couverture du livre Actualité de Jacques Rueff. Le plan de redressement de 1958 : une réussite du libéralisme appliqué
Catégorie: Année 2008
Editeur: Institut Charles Coquelin
Année: 2008
Visites: 6277
Avis des utilisateurs:  / 1
MauvaisExcellent 
Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Ancien élève de l’Ecole de journalisme de Lille, Gérard Minart est déjà l’auteur de deux biographies, celle de Bastiat et aussi celle de Jean-Baptiste Say. Ce dernier ouvrage manie finement l’analyse économique et l’enquête biographique.

Entré à l’Ecole polytechnique en 1919, Rueff devient inspecteur des finances (eh oui, il existe des exceptions heureuses) et entre en 1926 au cabinet de Raymond Poincaré puis est nommé à la section financière de la Société des Nations. En 1930 il va à Londres où il sera attaché financier à l’ambassade de France. Rentré en France il devient sous-gouverneur de la Banque de France. Résistant – connu sous le nom de code Jean Rabaud -, il est le conseiller financier du Conseil National de la Résistance. A la Libération, il est d’abord conseiller économique et financier du général de Lattre de Tassigny et en 1952, Rueff entre comme juge français, d’abord à la Cour de justice de la Communauté Européenne de Charbon et de l’Acier puis à celle de la CEE.

Jacques Rueff était un scientifique. Influencé par Clément Colson, professeur d’économie à l’Ecole des Ponts et Chaussée, à Polytechnique, à l’Ecole libre des sciences politiques, Jacques Rueff est très vite attiré par le mécanisme des prix dans la vie économique. Il comprend que plus qu’une somme à payer par les consommateurs, les prix ont bien d’autres fonctions en particulier celles de donneurs d’informations. Les agents économiques sont très sensibles à tous les signaux envoyés par les changements des prix et agissent en conséquence : « Le mécanisme des prix, écrit Rueff, assure la répartition des facultés de production et modèle d’une main toute-puissante la structure économique de la collectivité qu’il régit ». Quand ils ne sont plus libres, les prix faussent la concurrence et développent l’inflation, les perturbations sur les changes, les déficits, la dérive des taux d’intérêts. Contrairement à Pinay qui pensait qu’il suffisait d’emprunter pour combler les déficits, Rueff sait que les solutions de facilité ne seraient que passagères (avis à certains politiques…). Il est temps de faire des grandes réformes : combler les déficits, rétablir l’équilibre budgétaire, casser l’inflation, revenir à la vérité et à la liberté des prix, favoriser l’épargne, restaurer la monnaie, susciter la concurrence. Et le comble, toutes ces mesures ont été mises place à un moment où le taux de croissance était excellent : le PIB affichait une croissance moyenne de 5,3 % par an de 1950 à 1957.

Cette volonté de réforme se traduit dans deux grandes actions menées par Rueff : la plan de 1958 sur l’assainissement financier et la Rapport Rueff-Armand sur les obstacles à l’expansion économique. A ne pas confondre les deux. Le deuxième s’attaque à la réforme du crédit et fait suite aux travaux d’un comité mis en place par Michel Debré pour examiner les barrages à l’expansion économique.

Quelles ont été les conséquences des mesures Rueff ? Tout d’abord, l’assainissement des finances a marqué le retour de la confiance. Les premiers signes de fort démarrage économique apparaissent dès le mois de juin 1959 et c’est le taux de croissance de 7,9 % enregistré en 1960 qui donne la preuve de cette réussite. Par ailleurs, la hausse des prix est maîtrisée, le budget devient excédentaire (+ 700 millions d’anciens francs en 1959 contre un déficit de 7500 millions d’anciens francs en 1956), l’épargne redémarre, l’équilibre de la balance des paiements est retrouvé. De très belles réussites mais aussi un échec, comme le souligne justement l’auteur : la réforme des mentalités face à un monde économique en pleine mutation est toujours à faire.

Date d'insertion: Vendredi, 01 Février 2008 23:28

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...