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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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La route de la servitude

En décembre 1943 Hayek écrit à Londres un ouvrage qui porte ce titre. En 1945, ce livre lui vaudra la célébrité :

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Le temps des cendres
L’écrivain mexicain Jorge Volpi aime beaucoup décrypter l’histoire récente. Il plonge le lecteur dans les événements des cinquante dernières années tout en se moquant des expériences gauchisantes en France et en Amérique du Sud.
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Couverture du livre Le temps des cendres
Catégorie: Année 2008
Auteur: Jorge Volpi
Editeur: Seuil
Année: 2007
Visites: 3972
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Dans La fin de la folie, le personnage Anibal Quevedo est un prétentieux psychanalyste qui tombe amoureux d’une jeune étudiante de Nanterre pendant les événements de mai 1968. Elle l’entraîne dans un amour grotesque, l’obligeant à embrasser la cause révolutionnaire, à étudier attentivement Lacan, Barthes, Foucault et Althusser et même à les copier pour appliquer leurs théories en Amérique latine. Quevedo se soumet de bonne grâce à ses caprices idéologiques : il psychanalyse Castro de « manière marxiste », rencontre le sous-commandant Marcos et fonde la revue Tal Cual.

Le temps des cendres a pour cadre les relations Est-Ouest entre 1950 et 1990, la déconfiture du communisme, la Russie de Staline à Eltsine, les transformations économiques et scientifiques. Les personnages sont mis face à ces défis et leur adaptation est disséquée avec grand talent. Intéressant de voir comment l’être humain réagit de façon différente aux bouleversements extérieurs. Mais le plus importants dans ces romans c’est la façon dont l’auteur décrit l’échec des utopies de la gauche en Europe et en Amérique latine. Les scènes sont drôles et cocasses comme cette visite de Queveda à Cuba pour parfaire son apprentissage d’écrivain révolutionnaire : « Le chétif appareil de la Cubana Aviacion vibrait dans les airs comme s’il était fait de papier sulfurisé. Pour atténuer ma panique – la dose de rhum que j’avais avalée avant de monter dans l’avion n’avait pas suffi à m’abrutir -, j’essayais de m’imaginer la trame d’un livre ; si jamais je devais assumer mon métier d’écrivain, le moins que je pouvais faire, c’était de tacher d’en écrire un. Par quoi convenait-il de commencer ma nouvelle carrière ? Un récit de voyage qui exalterait les vertus des forgerons de la révolution ? Un roman qui, sans révéler d’engagement trop explicite, distillerait les vertus de notre cause ? Ou un essai à la manière de Lacan, d’Althusser ou de Foucault ? Les turbulences me faisaient sauter sur mon siège et d’une idée à une autre si bien qu’à l’atterrissage je n’en avais développé aucune ».

Aujourd’hui, lorsque Cuba reste une des dernières dictatures communistes en place avec un Castro mourant et faisant semblant de se retirer de la scène politique, il est d’autant plus important de rappeler ses crimes : Castro a tué environ 17 000 personnes tandis que Pinochet condamné sans aucune hésitation… 3 200. Et si l’on rajoute les dizaines de milliers de « balseros » morts noyés ou dévorés par les requins en tentant de fuir le régime castriste… Mais Castro est de gauche et cela ne se discute pas même si Pinochet a accepté de quitter le pouvoir en 1988 après un référendum démocratique. Je ne connais pas beaucoup de dictateurs communistes qui aient accepté le vote populaire et cédé paisiblement le trône…

Pour ce qui est de la revue Tal Cual (allusion à la célèbre revue maoïste Tel Quel fondée par l’écrivain Philippe Sollers au début des années 1970), Quevedo tente de se rassurer : « Tout lecteur de Tal Cual a pourtant de quoi s’assurer que nous avons jusqu’au bout conservé notre indépendance, notre liberté de critiquer, sans compromis. Et je n’ai jamais permis la moindre censure. N’est-ce pas notre plus grande réussite ? ». C’est exactement ce qu’on écrivait dans la revue Tel Quel, trente ans auparavant : « Ce qui frappe (en Chine), et j’insiste là-dessus, c’est l’absolue liberté que chacun a de s’exprimer, de dire ce qui ne vas pas et ce qui est en contradiction avec la vie d’un Etat socialiste, sans la moindre préoccupation hiérarchique ».

Un des plus grands philosophes roumains en vie et ancien dissident durant la dictature de Ceausescu arrive même dans un de ses essais à la conclusion que le débat d’idées autour du communisme et du marxisme est impossible. J’y ajouterais aussi le libéralisme, victime de toutes les interprétations les plus farfelues. Il est absolument impossible de se déclarer « libéral », de défendre le libéralisme dans un débat médiatique. Vous n’avez aucune chance à moins d’être un maître dans l’art de la communication. Plesu abandonne le combat d’idées et il a raison. Marx n’était-il pas un adepte de la « praxis » ? Pour combattre l’idéologie socialiste et ne pas passer pour un « subjectif », un « obsédé du marché et du capitalisme », rien de plus efficace qu’un appel aux preuves matérielles. Mais quels sont les pays où le marxisme a réussi ? Pouvez-vous me donner des exemples ? Fuyez le domaine des idées et emmenez votre « adversaire » sur celui des faits : qu’il vous apporte la preuve des peuples heureux sous le socialisme. C’est ce que fait Volpi avec maestria dans ses deux ouvrages.

 

Date d'insertion: Vendredi, 29 Février 2008 22:53

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
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