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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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101 idées reçues sur l’économie
La liste est tellement longue qu’il faudrait plusieurs volumes. Pourtant, trois journalistes ont décidé de recenser 101 idées reçues sur l’économie. Comme vous l’aurez sûrement deviné, la très grande majorité de ces clichés concernent le libéralisme.
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Couverture du livre 101 idées reçues sur l’économie
Catégorie: Année 2008
Editeur: Express Editions
Année: 2008
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

« Libre échange : cause des souffrances du commerce », écrivait Flaubert dans son Dictionnaire des idées reçues. C’était au XIXe siècle mais c’est toujours d’actualité. Cette idée fait partie d’un vaste ensemble de préjugés bien ancrés dans les mentalités de nos concitoyens. S’en sortir tient souvent de la gageure. Passons en revue quelques-unes de ces idées dont certaines sont très répandues, d’autres le sont moins mais sans pour autant avoir une moindre capacité de nuisance.

Concernant la politique économique, on croit souvent que l’Etat gère l’économie en « bon père de famille » alors qu’il accumule les dettes (presque 2000 milliards d’euros en 2007), qu’il « surprotège les grands groupes industriels » alors qu’il encourage souvent les rachats (même s’il veut se montrer « préoccupé par les emplois »). Il est bien ancré chez les gens que le déficit commercial est un signe de crise pour les Etats-Unis alors que les économistes avisés savent que les Américains importent en réalité leurs exportations ; on pense aussi que faire du déficit public relance toujours l’activité alors que l’on sait qu’à moyen et court terme cela devient très coûteux pour les ménages et que la croissance économique se dégrade. « Les politiques de relance de l’activité sont rarement un succès », écrivent les auteurs. Oui, lorsqu’il s’agit de dépenser plus. Non, lorsque les décideurs politiques baissent les impôts comme par exemple George W. Bush en 2002. Et le protectionnisme ? N’est-il pas nécessaire pour sauvegarder nos emplois ? Quels ont été les hommes politiques à avoir échappé à ce cliché ? Les exemples qui disent le contraire sont très nombreux. Une étude réalisée par les économistes américains Gary Hufbauer et Kimberly Ann Elliott montre que sauver un emploi chaque année représente environ trois fois la rémunération annuelle du salarié sauvé outre-Atlantique. Avec aussi des surcoûts pour les consommateurs américains. D’autres études faites en Europe ont aussi démontré que la protection accordée par l’Union européenne à une vingtaine de secteur en agriculture et industrie a engendré des surcoûts de l’ordre de 6 % pour les consommateurs et seulement 3 % des emplois ont été sauvés. Et tout cela pour un coût de 22 000 euros par emploi sauvé !

« Quand le bâtiment va, tous va », disent les clichés. Pas forcément, démontrent les auteurs. Les faibles taux d’intérêt incitent les ménages à investir dans la pierre mais pas les patrons à investir. Thème de l’actualité brûlante et très sensible, le pouvoir d’achat des Français est « étudié » n’importe comment. En réalité il augmente sensiblement pour l’ensemble des ménages. Il a augmenté des presque 3,5 % en moyenne par an depuis 10 ans. La profusion des produits et de l’offre pousse les Français à plus d’achats et à fréquenter plus souvent les magasins hard discount. Leur niveau de vie n’a cessé d’augmenter mais est-on jamais satisfait ? « Les chocs pétroliers sont meurtriers pour la prospérité », nous disent les bien-pensants parmi lesquels nos politiques et autres hauts-fonctionnaires. C’est la raison pour laquelle la France aurait connu la crise à partir des années 1970. Mais comment se fait-il que, frappés par le même choc pétrolier, d’autres pays ont plutôt connu la prospérité ? Les Etats-Unis par exemple sont entrés à l’époque dans une longue période de croissance économique (il est vrai qu’ils n’ont pas eu la chance d’avoir des énarques dans les cabinets ministériels). Par ailleurs, comment se fait-il que malgré ces chocs, les prix des billets d’avion ont chuté de 30 % depuis 2001.

Et la mondialisation ? Ne profite-t-elle qu’aux pays riches, comme certains l’affirment ? En réalité, le revenu par habitant a augmenté de 23 % en moyenne entre 2000 et 2006 dans des pays comme la Russie et de 15 % en Europe centrale et orientale, de 11 % dans le Moyen Orient, de 11 % en Chine et dans la plupart des pays africains et de 5 % en Amérique latine. En revanche, cette progression n’a été que de 4 % en Amérique du Nord. Grâce à la mondialisation, la pauvreté a nettement diminué dans certaines provinces de Chine, dans plusieurs Etats indiens et même au Bangladesh. « Les firmes multinationales délocalisent pour les bas salaires », affirment les protectionnistes. Rien de plus faux car en réalité moins d’une délocalisation sur dix s’explique par la recherche d’une main d’œuvre bon marché.

Le Dictionnaire des idées reçus sur l’économie est – hélas – d’une richesse inépuisable. Malheureusement, malgré leur excellent travail de salubrité intellectuelle, les auteurs n’abordent pas les causes du succès de ces idées reçues. Faut-il encore rappeler le rôle néfaste joué par l’Education nationale ou par les médias ?

Date d'insertion: Vendredi, 04 Avril 2008 16:14

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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