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Jacques Garello l www.libres.org

Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

130 pages, 12€

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Revue des livres

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A year in the merde
Publié en anglais sous le titre A year in the merde, le livre de Stephen Clarke – God save la France est une radioscopie féroce mais très drôle de notre pays.
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Couverture du livre A year in the merde
Catégorie: Année 2008
Editeur: Pocket
Année: 2008
Visites: 4954
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Pas la peine de lire des études sophistiquées ou des essais bourrés de statistiques et de chiffres sur la France d’aujourd’hui. Un court roman réaliste vaut plus que les analyses sociologues ou les tableaux économiques. Dix ans après son séjour dans notre pays, le journaliste Stephen Clarke a voulu écrire une sorte de guide à l’usage de ses concitoyens. Pas forcément pour les mettre en garde contre certaines mœurs françaises mais tout simplement parce qu’il a essayé de comprendre pourquoi autant de fonctionnaires et autant de grèves, quelles sont les raisons de l’antiaméricanisme des Français, la cause de leur aversion au libéralisme ou bien pourquoi même les entreprises privées ont été contaminées à l’étatisme.

« Les Français se comportent comme une femme dédaignée, pense le narrateur. Jadis, en 1940, ils ont bien essayé de nous déclarer leur flamme ; nous avons répondu par des ricanements à propos de leur accent et de leur général à gros nez, de Gaulle. Depuis, nous ne pensons qu’à les empoisonner avec notre nourriture infecte et à éradiquer la langue française de la surface du monde. Pour se venger, ils construisent des camps de réfugiés à l’entrée de l’Eurotunnel et refusent toujours de manger de notre vache, des années après qu’elle a été reconnue saine ».

Ces Français ont l’air de se venger en méprisant notre héros. Les filles l’évitent, son boss le méprise dans un premier temps jusqu’à ce qu’il trouve son intérêt : importer en cachette de la viande bovine anglaise et la vendre sur le marché français, ses collègues de travail se moquent de tout ce qu’il essaie de leur apporter de l’Angleterre. Au fur et à mesure de son « intégration », il découvres les tares du système social : en France, si un ouvrier ne tient pas la cadence il n’est pas viré comme de l’autre côté de la Manche. Il appelle l’inspecteur du travail, il se plaind et si on ne lui paye pas des indemnités le syndicat se met en grève et c’est la… . « merde générale ». Durant son séjour, il a connu les grèves des serveurs, de La Poste ou bien des transports en commun. Et aussi celle(s) des aéroports et d’Air France. Un jour, il est interloqué par une grève des balayeurs parisiens : « Pourquoi font-ils la grève ? demandai-je en tentant de retenir mes larmes. A cause de leurs balais… Leurs balais, articulai-je péniblement. Oui, ils veulent des balais plus sérieux ! On lui expliqua que les balayeurs réclamaient des engins plus gratifiants, des bidules automatiques qu’on porte sur l’épaule et qui ressemblent à des brosses à dents électriques géantes. Les responsables de la voirie avaient refusé, les employés se mettaient donc en grève… ».

Faire ses papiers, obtenir une carte de séjour, chercher un appartement relèvent de l’exploit pour un étranger qui ne connaît pas la bureaucratie et les mœurs françaises : « Je me rendis à la préfecture le matin suivant, me frayant un chemin sur un marché aux fleurs que les balayeurs grévistes n’avaient pas nettoyé… Je fus expédié dans une queue où l’on attendait son tour d’être humilié par une fonctionnaire dans une cabine blindée. Une demi-heure d’attente, puis la femme jeta un œil à mes documents et m’expliqua qu’il fallait photocopier plus de pages et qu’il ne fallait pas sourire sur les photos. Retour à la case départ ».

En cherchant un appartement, il découvre le système des HLM et ses abus. La fille de son patron habitait dans un HLM en plein Marais alors que le père, très riche, détenait plusieurs appartements parisiens. Il abandonne sa tentative de comprendre le pourquoi de la situation et profite de la situation : la fille du patron lui sous-loue le HLM…

La cuisine française ? Oui, très bonne mais pourquoi diable toutes ces subventions à l’agriculture ? Faut-il demander l’argent des contribuables pour faire du saucisson ? Ou fabriquer du pain ? Les Anglais s’opposent aux subventions bruxelloises car cela empêche la libre concurrence. Essayez d’expliquer cela à l’amateur de bon fromage. Peine perdue pour notre British…

Expliquer aussi pour quoi les Anglais ont décidé de suivre les Américains en Irak. Les Français ont préféré écouter leur président et organiser des dizaines de manifestations pour la paix. Cet engagement belliqueux de son pays lui à même fait perdre sa petite amie française… Une invitation à Venise tombe à l’eau à cause de la guerre : « Ca va devenir trop dangereux de voyager, dit Alexa. Une guerre en Irak, ça va faire croire aux musulmans qu’on les déteste et y aura des terroristes partout. T’as raison. Dommage que Chirac ne puisse pas se faufiler dans Bagdad et persuader Saddam de devenir un mec sympa, fis-je rêveusement. Alexa gigota pour se débarrasser de mon bras et me dévisagea. C’est censé être ironique ? Non. Je ne comprends pas les Anglais ! soupira-t-elle. Soutenir les Américains. Qui ne pensent qu’à une chose : défendre leurs intérêts ». Et la belle histoire d’amour prit fin le soir même. Comme le contrat de travail. Licencié pour… raisons économiques ce qui n’a pas entamé l’humour du héros toujours impuissant face aux réactions des Français.

Date d'insertion: Vendredi, 25 Avril 2008 16:36

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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