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Jacques Garello l www.libres.org

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Le taureau par les cornes. Comment résoudre la crise des retraites
D’une clarté implacable, l’ouvrage de José Pinera devrait être un événement en France. Il devrait servir de guide à nos politiques si par hasard ils se décident à réformes les retraites.
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Couverture du livre Le taureau par les cornes. Comment résoudre la crise des retraites
Catégorie: Année 2008
Auteur: José Pinera
Editeur: Editions Charles Coquelin
Année: 2008
Visites: 4027
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

N’importe quelle personne connaissant un peu l’Amérique latine sait que le Chili est aujourd’hui le repère économique et social du continent. C’est le pays où l’on souhaite émigrer car on a plus de chances qu’ailleurs de trouver un emploi et aussi parce que le niveau de vie par habitant est le plus élevé de la région. Quelles sont raisons de ce succès ? Plusieurs facteurs sont intervenus. Nous n’avons pas la place ici d’entrer dans les détails mais n’est-il pas suffisant de rappeler les privatisations des années 1980, l’ouverture à la concurrence des services, la démocratisation graduelle du pays, etc ? Parmi les réformes entreprises à l’époque, au premier plan figure celle des retraites.

Menée par le ministre du travail de l’époque, José Pinera, cette réforme a contribué de manière décisive à la métamorphose du pays. C’est justement la grande aventure des retraites telle qu’elle a été vécue qui est décrite par l’auteur dans ce livre. Le Chili connaissait à la fin des années 1970 une situation comparable à celle de la France. Une économie étatisée et une retraite par répartition gérée par l’Etat avec des dizaines de caisses et des dizaines de régimes spéciaux, des départs après seulement 25 ans de travail, voire 15 ans pour les parlementaires. Rien que les champs de course équestre disposaient de neuf caisses de retraite…

Bien avant d’être nommé ministre en 1978, Pinera avait affirmé la nécessité d’en finir avec le système par répartition et de rendre au privé la possibilité de contrôler le système des retraites : « Chacun doit être libre d’épargner et de s’assurer selon les modalités qui lui conviennent, au-delà d’une assurance minimale et obligatoire ». Les adversaires et les profiteurs du statu quo avaient essayé de le corrompre tout en lui suggérant de leur confier la gestion des organismes financiers. Pinera a tenu bon. Il a demandé au privé de s’occuper de la gestion des fonds de pension. Pas aux banques mais aux AFP (Administrateurs de fonds de pension) privés et en concurrence. Avec un principe très simple : chaque salarié doit avoir la possibilité d’investir 10 % de sa rémunération mensuelle dans son compte épargne-retraite pour que, une fois à la retraite, il soit possible de toucher 70 % de son salaire. Bien évidemment, une retraite minimum garantie par l’Etat a été instaurée.

Mais le plus important était de convaincre les gens de choisir les fonds de pension. Il fallait être pédagogue et patient. Tout d’abord, il fallait montrer que la sécurité était optimale, que l’investissement de l’épargne-retraite est réglementé et soumis à la concurrence sur le marché boursier. Le fonctionnement des AFP a été aussi bien encadré avec une personnalité juridique totalement indépendante du fonds de pension qui gère le capital. L’unique source de revenus pour les coûts de l’AFP est une provision versée en rémunération des services. C’est ainsi que la réforme des retraites prévoit le choix individuel d’une AFP qui pourrait être quittée en cas de mauvais résultats.

Le 6 novembre 1980, José Pinera, âgé d’une trentaine d’années seulement, annonce la réforme du système de retraite chilien et propose à tout citoyen de faire le choix entre rester dans l’ancien régime étatisé ou choisir le nouveau basé sur l’épargne. Le succès est au-dessus de toute attente : au cours du premier mois, 500 000 personnes (soit 25 % des personnes éligibles) ont décider d’adopter les fonds de pension. En 1981, 80 % des travailleurs éligibles avaient rejoint les premiers entrants. Pour Pinera , la raison du choix est claire : quand on laisse les individus choisir, ils optent pour la liberté.

 

Date d'insertion: Vendredi, 30 Mai 2008 16:54

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