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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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S.O.S. Bonheur
Que se passerait-il dans une société dominée complètement par l’Etat et la bureaucratie ? Pour le savoir, il faut lire S.O.S. Bonheur, une BD de Griffo et Van Hamme. Un monde orwellien en images.
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Couverture du livre S.O.S. Bonheur
Catégorie: Année 2008
Editeur: Editions Air Libre/Dupuis
Année: 2008
Visites: 3541
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Excepté Asterix, Lucky Luke et quelques autres, je n’ai jamais aimé les BD. Même si j’ai toujours reconnu la qualité des dessins de certaines, j’ai toujours considéré que c’était de la lecture pour ceux qui avait la flemme ou l’incapacité à lire des livres. Et puis, pour ce qui est des images, il existe les films. Rien ne pourrait les remplacer. Or, mon opinion – faite néanmoins sans beaucoup de connaissances dans le domaine de la BD – est peut-être en train de changer. Une âme bienveillante a voulu me faire changer d’avis et m’a offert une BD qui, m’assura-t-elle, « me passionnera sûrement ». Malgré mes réticences bien ancrées devant la vue seulement d’une BD, j’ai accepté de la lire.

Me voici plongé dans la lecture et, comment dit-on, « le regard des dessins ». Je fus passionné tout de suite. Non pas par le talent du dessinateur mais par le scénario. J’avais affaire à une BD politique décrivant un monde vivant sous le poids d’un Etat tout-puissant. « S.O.S. Bonheur » donne l’image même d’un monde vivant à la merci d’une bureaucratie toute-puissante et des leaders n’ayant aucun scrupule à imposer leur propre conception de la vie. Les individus sont réduits à l’état d’animal juste doté de la parole. Il y a ceux qui dirigent et ceux qui doivent se soumettre.

La BD est faite de plusieurs histoires mais chacune traite d’un thème concernant l’Etat dévoreur d’hommes. Il y a d’abord « Le Plan de carrière » qui raconte les péripéties d’un employé d’une entreprise publique (la seule du pays ?) dans un contexte de chômage généralisé et de misère économique. Pour pouvoir survivre, il accepte un emploi consistant à regarder et à vérifier des statistiques mais sans pour autant pouvoir comprendre que fait exactement la société. Sa curiosité rencontre des murs infranchissables jusqu’au licenciement et à la déchéance.

Ensuite, il y a cette histoire plus réaliste d’une femme vivant avec sa fille dans un Etat dont la principale préoccupation est la santé des gens. Pour mieux les contrôler, ils doivent être munis d’une carte d’assuré sociale, sinon tout service leur est refusé, y compris celui d’acheter de la nourriture. Toutes les donnés concernant l’assuré sont inscrites sur cette carte qui indique aussi bien le taux de cholestérol que les vitamines faisant défaut. Grâce à ces données, l’assuré ne doit consommer que ce qu’on lui donne et ne part en vacances que vers les destinations autorisées. « L’affilié a pour premier devoir de protéger sa santé. (…) Les agents de la Police Médicale auront les plus larges pouvoirs de surveillance et d’investigation pour sanctionner les contrevenants ». Circulaire 97/5204 bis de la Caisse Nationale d’Assurance Médicale Unifiée. Tiens, ça ressemble à quelque chose de bien réel…

Une autre histoire nous plonge dans un Etat contrôlant les départs en vacances de ses sujets. Pour éviter la pollution et les embouteillages, les gouvernants ont décidé de rationaliser les déplacements des gens et de les envoyer par groupes et en car vers des destinations définies d’avance et à des dates choisies par les fonctionnaires : « Le calendrier des vacanciers enregistrés est établi en fin d’année pour les douze mois de l’année suivante. Toute demande de changement de date ou d’affectation sera examinée par les services compétents en fonction du dossier social du demandeur ». Décret n°402 du Ministère des Vacances Nationales. Y a-t-il des ressemblances entre ce ministère et celui du Temps libre créé par Mitterrand en 1981 ?

Dans l’histoire intitulée « Profession protégée », c’est la culture qui est phagocytée par les structures étatiques. La mission du ministère des Arts et des Lettres est de « permettre aux véritables artistes de créer en toute liberté » … à condition qu’ils (les artistes) apportent leur contribution à l’édifice du système. La culture d’Etat, le proletcultisme dans toute sa splendeur. La Secrétaire du Ministre de la Culture le confirme bien à un écrivain qui voit ses œuvres censurées car il s’est permis trop de libertés : « Le gouvernement a décidé d’appointer tous les artistes qui le méritaient en fonction de leur valeur et de leur apport créatif ». C’est du Jack Lang sans fioritures…

Mais la société décrite dans cette BD est-elle bien différente de la nôtre ? Quand on voit que notre Etat nous dit ce qu’il faut manger, ce qu’il faut boire, qu’il ne faut plus profiter des « happy hours », il nous « protège » contre les « dangers pour la Santé », nous oblige à sauvegarder l’environnement, nous montre comment nous devons nous occuper de nos enfants et de nos parents âgés, les ressemblances sont particulièrement tenaces…

 

Date d'insertion: Vendredi, 20 Juin 2008 17:22

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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