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Le modèle anti-social français. Ceux qui paient, ceux qui touchent
Le gouvernement vient de nous présenter le RSA (Revenu de Solidarité Active) comme une grande réforme. Il ferait mieux de lire l’ouvrage de Alain Mathieu, pour changer de politique et réformer réellement notre système social.
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Couverture du livre Le modèle anti-social français. Ceux qui paient, ceux qui touchent
Catégorie: Année 2008
Auteur: Alain Mathieu
Editeur: Editions du Cri
Année: 2008
Visites: 3912
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

J’ai eu plusieurs fois l’occasion d’écrire sur la réforme du Workfare aux Etats-Unis en 1996. En remplaçant le « welfare », l’assistanat de l’Etat-providence, par le « workfare » qui encourage le retour au travail, les médias, les associations et un très grand nombre d’intellectuels ont immédiatement réagi en accusant les autorités (en l’occurrence, les démocrates) du désastre que cette politique allait représenter pour des millions de pauvres américains. On assistera, avaient-ils prédit, à des catastrophes humanitaires dans les villes pauvres, on verra des enfants errer dans les rues, des familles entières décimées et des centaines de milliers de nouveaux pauvres. Aucune de ces prédictions apocalyptiques ne s’est accomplie. Au contraire, la réforme du « Workfare » recueille presque l’unanimité aujourd’hui et aucun candidat à la Maison Blanche ne propose de la changer. En quoi consistait cette réforme ?

En 1996, le président Clinton signait la loi sur la réforme sociale.Préparée depuis longtemps par les think-tanks conservateurs (en particulier, le Manhattan Institute), elle a finalement été adoptée par un président démocrate. Le très coûteux et inefficace système AFDC (Aid to Families with Dependent Children – Aide aux Familles avec Enfants) a été remplacé par le TANF (Temporary Assistance to Needy Families – Assistance temporaire aux Familles Pauvres). A travers ce nouveau système, les bénéficiaires doivent, en échange de l’aide reçue, effectuer un travail ou participer à des réunions organisées par les services sociaux pour reprendre confiance en eux-mêmes, apprendre à prospecter le marché du travail et approfondir leurs connaissances en informatique ; sinon, ils perdent leurs allocations. Cette réforme visait trois objectifs : 1/ réduire l’assistanat et augmenter l’emploi 2/ réduire le nombre d’enfants pauvres et 3/ faire baisser la fraude et accroître la responsabilité des familles.

Aujourd’hui, même d’après le Census Bureau, la réforme du système social commence à porter ses fruits. Contrairement aux prévisions des étatistes, non seulement le taux de pauvreté n’a pas augmenté, mais il a, au contraire, fortement diminué : le nombre de pauvres a baissé de 4,2 millions de personnes par rapport à l’année 1996, celui des enfants pauvres a reculé de 2,3 millions et, enfin, le nombre (-1,1 million par rapport au milieu des années 1990) d’enfants noirs se trouvant en situation de pauvreté n’a jamais été aussi bas dans toute l’histoire des Etats-Unis. Ainsi, le taux de pauvreté est aujourd’hui de 9% (après redistribution), alors qu’il atteignait 12% en 1996.

Le travail d’Alain Mathieu va dans le sens d’une réforme style « Workfare ». Avec une précision digne d’un entomologiste, l’auteur, polytechnicien, président de Contribuables Associés et avec lequel j’ai eu le grand plaisir de travailler à l’iFRAP, passe au crible toutes les données concernant le « social » en France. Il montre clairement comment la France, tout en battant le record des prélèvements obligatoires, redistribue moins que la plupart des autres membres de l’OCDE, comment les impôts affectent les Français, les jeunes « plombés » par la TVA et les impôts locaux, comment les niches profitent aux riches et le fait que l’ISF pénalise les classes moyennes.

Il n’y que les hauts fonctionnaires de Bercy pour ne pas comprendre que l’impôt sur le revenu est inefficace et que ce n’est sûrement pas en augmentant le taux d’imposition qu’on fera baisser les déficits publics. Qui plus est, faute de contrôle, les allocations distribuées ne vont pas toutes aux pauvres et sont largement grignoté par des armées de fonctionnaires « en charge de la redistribution ». On assiste d’ailleurs à l’apparition d’une véritable caste qui profite de l’Etat providence.

Les remèdes proposés par Alain Mathieu sont libéraux : baisse des dépenses publiques et encouragement du bénévolat. Personne d’autre que les membres d’une association libre ne s’occuperait mieux des gens en détresse. Et cela ne saurait fonctionner sans encourage le développement des fondations (les fameuses « charities » dans les pays anglo-américains). 

A la base de la réforme sociale aux Etats-Unis, il y eu la publication chez un grand éditeur du livre Losing Ground de Charles Murray, un boursier du Manhattan Institute. Il avait reçu 30 000 dollars pour développer sa thèse sur les conséquences néfastes de l’aide publique accordée aux Américains pauvres. Murray montre, à l’aide de statistiques nouvelles, que le programme « welfare » est une catastrophe et n’aboutit qu’à une augmentation du nombre de pauvres. Le succès est énorme : plus de 500 000 exemplaires vendus, le livre est lu par Reagan (photographié en train de le lire) mais c’est Clinton qui mettra en place la réforme du welfare en 1996. Le président démocrate n’hésite pas à citer cet ouvrage dans ses discours et a même affirmé à propos de son auteur : « He did the country a service ». Il faut espérer que le président Sarkozy dira un jour la même chose d’Alain Mathieu.

 

Date d'insertion: Vendredi, 19 Septembre 2008 18:04

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