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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Revue des livres

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Le retour de l’Histoire et la fin des rêves
Remarquable analyse de relations internationales faites par Robert Kagan dans son dernier ouvrage : Le retour de l’Histoire et la fin des rêves.
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Couverture du livre Le retour de l’Histoire et la fin des rêves
Catégorie: Année 2008
Auteur: Robert Kagan
Editeur: Plon
Année: 2008
Visites: 3645
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MauvaisExcellent 
Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

L’Histoire est toujours en marche et c’est aux démocraties d’en déterminer le cours. Voici le principal message de Robert Kagan, spécialiste des relations internationales, senior associate à la Fondation Carnegie pour la paix internationale et auteur, entre autres, de La Puissance et la faiblesse. Il est vrai que l’idéologie communiste a fait faillite et qu’il n’y a pas d’autre idéologie qui puisse rivaliser avec la démocratie libérale. Néanmoins, les espoirs suscités par la chute de l’URSS ont parfois été infirmés par la suite des événements. La transformation brusque de cet Empire en une démocratie certes balbutiante mais encourageante avait fait croire que le monde ne saurait se diriger que vers un rééquilibrage géopolitique en faveur des démocraties libérales. On parlait d’un monde « post-moderne » où les intérêts nationaux traditionnels et la politique du coup de force allaient céder le pas au droit international et aux institutions supranationales. Il s’agissait surtout de la vision des anciens spécialistes de la guerre froide qui encourageaient la « realpolitik » et le « dialogue » entre les nations. Ce ne fût pas le cas de Robert Kagan, esprit lucide et visionnaire.

Pour lui, aujourd’hui, une nouvelle configuration du pouvoir est en train de se profiler. On a affaire à une superpuissance et plusieurs grandes puissances. Qui plus est, ces grandes puissances vivent un retour de leur nationalisme. La Russie par exemple, qui a connu un impressionnant arrêt de l’Histoire en 1991, est confrontée de nos jours à une renaissance idéologique sans précédent. La centralisation du pouvoir entre les mains de Poutine s’est appuyée sur l’excitation du sentiment national. La politique étrangère est redevenue agressive (important de noter que l’auteur anticipe l’agression de la Russie contre la Géorgie, le livre étant publié en anglais ce printemps) et la maîtrise de certaines matières premières devenant une arme brandie à chaque fois que Moscou ne partage pas les opinions des Occidentaux. Comme du temps de l’URSS, les nations européennes plient devant ces menaces estimant qu’elles dépendent des livraisons de gaz russe. Pourtant, la crainte est réciproque car les Russes, sans pouvoir exporter le gaz et le pétrole n’ont aucune autre source de revenus et, qui plus est, le gaz ne peut pas être stocké. La Russie peut désormais dresser les nations européennes les unes contre les autres et affaiblir l’Union européenne. La Russie est devenue une autocratie nationaliste qui cherche à retrouver sa place perdue depuis 1991. Si elle réussit à rétablir la domination régionale, ses ambitions pourraient croître.

La Chine n’est pas plus différente dans ses ambitions. Ce qui fait la différence c’est l’économie. Les Chinois ont compris que la puissance économique doit précéder ou accompagné la puissance militaire. Ils ont développé leur économie avec l’aide des Occidentaux et de nos jours ils connaissent un développement impressionnant. Ils essaient d’étendre leur influence partout, surtout en Afrique mais ils sont conscients que leur économie est extrêmement dépendante de l’économie mondiale en particulier du marché américain. La Chine est aussi une autocratie nationaliste mais si l’économie russe est en train de ressembler à celle d’un pays du tiers-monde s’appuyant exclusivement sur les matières premières, l’économie chinoise ressemble de plus en plus à une économie de type occidental.

Des puissances démocratiques comme l’Inde et le Japon continuent leur développement normal. Entre tous ces pays, la dictature islamique iranienne se cherche une place avec ses menaces nucléaires mais Kagan est formel (et ses arguments imparables) : il ne voit pas comment l’islam radical pourrait gagner dans un monde où même les peuples du Moyen-Orient n’en veulent pas. L’attrait du modernisme et du bien-être économique est trop fort pour chaque individu. Où se situe l’Amérique dans ce monde en pleine transformation ? Les Etats-Unis devraient être à la pointe du combat contre les autocraties. Son influence à travers le monde est non seulement souhaitable mais nécessaire. N’en déplaise aux détracteurs de la politique internationale de Bush, force est de constater que rarement l’Amérique a eu autant d’alliés à travers le monde : en Europe, l’Allemagne et la France avec Merkel et, respectivement, Sarkozy, se sont rapprochées de Washington, le Japon et l’Inde ont renforcé leur collaboration, y compris militaire, Au Moyen-Orient, la Jordanie, l’Egypte, l’Arabie Saoudite et le Maroc sont des alliés essentiels et le Liban n’a jamais été aussi proche des Etats-Unis. Par ailleurs, l’Amérique est en train de gagner la guerre en Irak et ce pays deviendra une puissance régionale essentielle, l’Afghanistan, le Kirghizstan, le Pakistan, le Tadjikistan et l’Ouzbekistan sont des alliés ainsi que tous les pays de l’Europe centrale et de l’Est où des bases américaines sont implantés régulièrement. L’influence américaine ne cesse de croître. Aux Européens d’en profiter pour faire reculer les autocraties nationalistes. 

Date d'insertion: Vendredi, 26 Septembre 2008 18:07

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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