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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

36 pages, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Revue des livres

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Le Sénat. Enquête sur les super-privilégiés de la République
Cherchez-vous une planque où vous n’avez rien à faire mais où vous êtes très bien payé ? Aimeriez-vous bénéficier d’un logement gratuit ? D’une secrétaire et d’un chauffeur ? Voulez-vous être sûr d’avoir une excellente retraite ? Alors, devenez sénat
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Couverture du livre Le Sénat. Enquête sur les super-privilégiés de la République
Catégorie: Année 2008
Editeur: Editions du Rocher
Année: 2008
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Yvan Stefanovitch est un journaliste franc-tireur. On a déjà eu l’occasion d’écrire sur ses livres qui sont autant d’enquêtes menées de main de maître. Le revoilà dans les librairies avec un ouvrage (Le Sénat. Enquête sur les super-privilégiés de la République écrit en collaboration avec Robert Colonna d’Istria, journaliste au Point et au Figaro et publié aux Editions du Rocher) consacré au Sénat et publié en septembre à l’occasion du renouvellement des sénateurs et l’élection d’un nouveau président.

L’inutilité du Sénat n’est plus à démontrer. Les auteurs le font très bien en montrant que les Français sont, pour la plupart, incapables de citer le nom du sénateur de leur région. Depuis La Fontaine et sa « Tortue qui allait à son train de sénateur » jusqu’aux caricatures du Canard Enchaîné, le Sénateur a souvent été l’objet de railleries terribles. Déjà, le mot « sénat » a la même origine étymologique que l’adjectif sénile. Aucune allusion à des personnes en activité… Ensuite, cette institution est devenue avec le temps une sorte de club pour personnes âgées. Mais un club où l’on est payé : presque 12 000 euros net par mois. Les privilèges ne sont pas réservés uniquement aux vénérables élus. Toute la Maison en profite. Ainsi, le personnel (environ 1 200 fonctionnaires) bénéficie de salaires qui vont de 2 300 euros net minimum (pour les jardiniers et les femmes de ménage) jusqu’à 20 000 euros net pour chacun des deux secrétaires généraux et cela sans compter les primes comme par exemple une prime de nuit accordée à tous, même ceux qui ne travaillent jamais… la nuit. Les 22 directeurs perçoivent un traitement qui tourne autour de 15 000 euros mensuels et les 220 administrateurs sont rémunérés en fonction de leur ancienneté, entre 10 000 et 12 000 euros par mois. Ces salaires correspondent à un travail très éreintant : entre 9 et 11 semaines de vacances par an et des semaines de 32 heures.

Au Sénat, « ce refuge pour recalés du suffrage universel » comme l’appellent les auteurs, à défaut de travailler, on aime beaucoup voyager. 70 groupes d’amitié facilitent les relations avec le monde entier. Et chaque sénateur en fait plusieurs en échange d’une cotisation symbolique de 19 euros par an. Certains, comme François Trucy, sénateur du Var, est membre de tous les groupes d’amitié. D’autres, comme André Rouvière, sénateur du Gard ou Jean-Guy Branger, sénateur de la Charente-Maritime, sont membres de moins de groupes (30 et, respectivement, 25) mais ils en profitent le plus. Tous les ans, ils font le tour du monde. En 2006-2007, ils ont visité : la Chine, le Portugal, le Japon, l’Ukraïne, le Koweït, les Etats-Unis, la Belgique, les Pays-Bas, etc…

Comme travail c’est plutôt « cool » rue de Vaugirard. Voici comment le sénateur de la Somme, Marcel Deneux, résume l’activité des sénateurs : « Un gros tiers ne vient jamais, un deuxième gros tiers vient irrégulièrement et un petit tiers travaille beaucoup ». D’autant plus que l’absentéisme n’a pas de limites et n’est jamais sanctionné (certains, comme ce sénateur UMP des Alpes-Maritimes, n’ont même pas pris la parole depuis des années…). Pourtant, ils devraient bien travailler en échange de leurs rémunérations et autres avantages. En plus de l’indemnité de 11 540 euros net par mois dont seulement la moitié est soumise à l’impôt, les sénateurs perçoivent une prime informatique (sic) mensuelle d’environ 1 000 euros par mois, reçoivent aussi une enveloppe destinée à payer l’équivalent de trois collaborateurs à temps plein (dont les deux tiers peuvent aller à des membres de la famille), sur la base de salaires mensuels d’un peu plus de 2 300 euros. Ils ont la possibilité d’emprunter à des conditions très avantageuses, soit pour acquérir un logement (jusqu’à 75 000 ou 150 000 euros au taux annuel de 2%), soit pour financer les études des enfants (20 000 euros par tête). A cela s’ajoutent des frais d’hôtel (environ 75 euros par jour) et des frais de déplacement même si les sénateurs voyagent gratuitement sur le réseau SNCF en première classe et leur conjoint ne paye que demi-tarif. Lorsque leur circonscription est dotée d’un aéroport, ils ont droit à 40 allers-retours en avion et même 6 allers-retours en France métropolitaine. Au Palais du Luxembourg, il existe un vrai parc de voitures (au prix minimum de 45 000 euros) pour le déplacement des sénateurs à Paris ou en région. Le président, les vice-présidents, les 7 présidents de commission, les présidents de groupe politique ont droit à une voiture avec chauffeur. Ces chauffeurs qui travaillent en moyenne 32 heures par semaine peuvent toucher, grâce aux primes de nuit, jusqu’à 5 000 euros par mois.

Mais peut-être que les privilèges les plus impressionnants des sénateurs se retrouvent au niveau de leur système de retraite. La pension maximale atteint 6 230 euros par mois après seulement 25 ans de cotisation. Pour 6 ans de mandat seulement, ils peuvent même toucher 1 869 euros par mois ce qui est plus que la retraite moyenne d’un salarié du privé qui a cotisé pendant 40 ans ! Mais la très grande majorité des sénateurs touche beaucoup plus une fois à la retraite grâce au cumul et au fait que la moitié ont été ou sont… fonctionnaires. Les veufs et veuves des sénateurs sont aussi très gâtés : une pension mensuelle de réversion égale à 66 % de celle qu’aurait empochée le conjoint est assurée. Cette réversion peut donc atteindre presque 3 000 euros par mois !

Alors, ça vous dirait de devenir sénateur ?

 

Date d'insertion: Vendredi, 10 Octobre 2008 18:19

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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