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Jacques Garello l www.libres.org

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130 pages, 12€

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Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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Ethique et déontologie
C’est le 17° livre de la collection « Ethique et déontologie » publiée par la Librairie de l’Université d’Aix, sous la direction du Professeur Jean Yves Naudet, responsable du Centre de Recherches en Ethique Economique et des Affaires et Déontologie.
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Couverture du livre Ethique et déontologie
Catégorie: Année 2008
Editeur: Ed. Librairie de l'Université d'Aix en Provence
Année: 2008
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Sous la direction de Jean Yves Naudet, un des rédacteurs du site www.libres.org, l’ouvrage représente les Actes du colloque 2007 ayant pour thème les sciences et l’éthique. Des philosophes, des juristes, des théologiens, des économistes, des politologues, des médecins et des scientifiques ont apporté leur contribution. L’intérêt du colloque aura été, comme l’écrit Jean-Yves Naudet dans le Rapport introductif, de voir comment l’éthique est intégrée dans une discipline scientifique.

Pour le philosophe Jean-François Mattei, l’éthique qui relève de la pensée est opposée à la science qui découle de la connaissance. Le professeur Raphaël Draï aborde le thème du refus de l’idolâtrie et de l’éthique biblique de la connaissance. L’économiste Bertrand Lemennicier défend… son ouvrage consacré à « la morale face à l’économie ». Pour lui, l’économie est fondamentalement une science morale car les questions auxquelles les économistes doivent répondre sont du domaine du jugement de valeurs et donc de l’éthique. Plus encore, l’économiste est mieux préparé que le moraliste, le philosophe ou bien le médecin pour comprendre les problèmes moraux.

Le professeur Jacques Garello insiste sur le fait que l’économie aujourd’hui est une manière d’organiser la société dans laquelle l’éthique est omniprésente. Avant l’apparition des économistes vers le XVIème siècle, l’économie n’était que le reflet de la façon dont les relations inter-humaines fonctionnent. Avec Adam Smith nous avons affaire à l’économiste et au moraliste pour lequel les nations deviennent riches parce qu’on ouvre les frontières en laissant les individus décider et échanger. L’économie devient le résultat des comportements individuels et non pas une « simple » science. Au XIXe siècle et jusqu’au milieu du XXème, l’économie est accaparée par les socialistes et les « scientifiques » keynésiens avec des exceptions notables comme un Frédéric Bastiat. C’est par la suite seulement que l’économie revient à ses sources et aux comportements humains. On l’a appelé la nouvelle économie grâce à laquelle l’individu est redécouvert. Une science de l’action humaine basée sur les droits de la propriété, les échanges et les libertés individuelles.

Une deuxième partie du colloque a été consacrée à l’histoire des idées politiques et l’éthique avec les interventions de Marc Pena sur « Ethique et politique à Rome » et d’Hervé Isar sur « Science et histoire de la pensée politique aux XIXe et XXe siècles ». La troisième se penche sur la théologie et l’éthique avec l’exposé de Raphaël Draï sur « l’Ethique biblique de la connaissance et le refus de l’idolâtrie », et celui du Frère Daniel Bourgeois sur le « Christianisme et la libération de l’éthique ». Une quatrième partie aborde les problèmes liés au droit et à l’éthique. Christian Atias se penche sur l’« Ethique consubstantielle au droit » et Joseph Pini sur « les faux-semblants des rapports contemporains entre éthique et droit ». Enfin, la dernière partie traite de l’éthique, la médecine et les sciences exactes avec les exposés du docteur Perinne Malzac qui tente de répondre à la question « Qu’est-ce que l’éthique dans le domaine de la santé ? » et celui de Daniel Nahon sur « Les sciences exactes et l’éthique ».

Des interventions d’une très grande qualité intellectuelle mais qui se terminent sur une conclusion plutôt pessimiste. Celle de Serge Schweitzer pour lequel nous assistons en réalité au déclin de l’éthique. Entre la catastrophe du relativisme et l’inculture ambiante, il n’y a plus de place pour l’éthique. Pour lui, c’est bien la corruption sur le marché des idées qui est la cause du hiatus entre la théorie économique et la pratique. Dans un univers où Nicolas Hulot a le même poids qu’un académicien des sciences, l’éthique est en voie de disparition.

[1] Disponible à la Librairie de l’Université au 12, rue Nazareth, 13000 Aix-en-Provence ou en envoyant un mail à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

Date d'insertion: Vendredi, 07 Novembre 2008 22:15

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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