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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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La modernité de Bastiat

Les tout derniers développements de la science économique se trouvent entières dans l’œuvre de Bastiat : il a été précurseur de l’école du « public choice » (Buchanan), de l’analyse des institutions (Hayek), de la théorie des droits de propriété (Alchian, Demsetz).

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De quoi Sarkozy est-il le nom ?
C’est le nouveau Sartre sans son talent. C’est le philosophe dont tout le monde a peur. C’est l’intellectuel à la mode choyée par les médias. C’est Alain Badiou, auteur surtout d’un retentissant De quoi Sarkozy est-il le nom ?
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Couverture du livre De quoi Sarkozy est-il le nom ?
Catégorie: Année 2008
Auteur: Alain Badiou
Editeur: Nouvelles Editions Lignes
Année: 2007
Visites: 5449
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MauvaisExcellent 
Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Ce qui nous intéresse ici ce n’est pas cet ouvrage publié il y a exactement un an et qui suscite toujours l’intérêt des médias et du public mais le contenu de la pensée de ce philosophe. Autant le dire tout de suite, c’est un intellectuel engagé, sartrien. Professeur à l’Ecole Normale Supérieure, auteur de nombreux livres, il se veut le défenseur des opprimés, des pauvres et autres damnés de la terre. Vous l’avez deviné, ils sont tous victimes du libéralisme et de l’oppression policière et économique. Sarkozy est le représentant principal de cette persécution en instaurant un régime pétainiste « soft ». « La violence est au présent, écrit Badiou, nous vivons dans une société de violence ». Les travailleurs en sont les victimes, les sans-papiers ainsi que les jeunes en général.

Badiou est nostalgique. Il regrette mai 68, ses barricades, sa révolution. Il était maoïste mais se « battait » aussi pour des libertés (dans la société occidentale bien évidemment). Il croit à la prochaine révolution qui rassemblera des jeunes, des intellectuels, des ouvriers, des gens de provenance étrangère, les nouveaux sans-culotte. Ils chanteront tous l’Internationale et se battront pour la nouvelle société. Faut-il encore le préciser ? Ce nouveau monde sera « le vrai communisme », celui qui « nous délivrera de la règle des intérêts ». « Une société dans laquelle ce qu’on cherche, ce qu’on fait et ce qu’on veut n’est pas réglé de bout en bout par les intérêts individuels ou les intérêts de groupe ».

Pour Badiou, le communisme est aussi « la société où tout le monde est polyvalent. C’est-à-dire où il n’y a pas de division du travail organisée entre ceux qui sont intellectuels, riches, etc… et ceux qui sont en bas ». « C’est une société où tout le monde fait un peu toutes choses ». On sera donc tous logés à la même enseigne. C’est ce que disaient tous les dictateurs communistes : il n’y aura plus de division du travail, plus de méchants capitalistes, plus d’exploiteurs ni d’exploités. A ce sujet, une blague circulait dans les pays anciennement communistes : le communisme c’est la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme et vice-versa.

Badiou est quand même assez malin pour ne pas nier le goulag et les dizaines de millions de cadavres laissés par le communisme. Il affirme que ces crimes sont le résultat de « l’insurrection permanente » qui n’a plus lieu d’arriver aujourd’hui. « Nous ne sommes plus en 1917 ». Il faut revenir à ce qu’il appelle le « communisme générique », le communisme comme « idée régulatrice de l’action ». Il ne veut pas d’un « homme nouveau ». Il croit aux hommes « tels qu’ils sont ». Il les croit capables de « désintéressement » donc de se débarrasser du capitalisme. Le communisme leur proposera une organisation sociale qui a « d’autres buts que celui de la perpétuation de la puissance ».

Faut-il s’inquiéter de ce nouveau Robespierre de la pensée ? Ses séminaires attirent jusqu’à 400 personnes, un « fan-club » a été créé rassemblant des dizaines de professeurs de lycée et d’universités (pauvre Education nationale); il est le chouchou des médias qui en font « un intellectuel révolté », un défenseur des pauvres écrasés par le libéralisme économique. Ses cibles sont classiques : le capitalisme et la société industrielle vus comme des facteurs d’aliénation, le monde dominé par les Etats-Unis, le « pays-exploiteur » par excellence.

Il est aimé parce qu’il fait revivre les idéologies et les utopies. En 1994, Badiou publiait un ouvrage intitulé Ethique qui eut un succès de longue durée. Il y visait la « fin des idéologies » et critiquait les « dangers de la démocratie » : « Aujourd’hui, la démocratie n’est rien d’autre qu’un outil de propagande du capitalisme ». Il affirmait clairement « croire aux vertus émancipatrices de la Terreur ».

Alain Badiou est l’intellectuel de l’idéologie totalitaire et il ne s’en cache pas. Ses lectures préférées : Robespierre, Mao et Lénine. Son engagement est tel qu’on ne saurait imaginer quel rôle il jouerait dans un pays communiste : intellectuel au service du pouvoir ou bourreau du goulag ?

 

Date d'insertion: Vendredi, 14 Novembre 2008 22:19

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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