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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Le monétarisme de l’école de Chicago

« L’anti-Keynes » : ainsi a-t-on qualifié Milton Friedman, bien que Keynes ait été contesté dès les années 1930 par l’école autrichienne.

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Bogdan Calinescu PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 04 Février 2013 17:24

LA TYRANNIE DU STATU QUO EN FRANCE

Bogdan Calinescu, chercheur à l'IFRAP, nous donne ici les clés du statu quo français.

La France est le pays du statu quo, pour au moins quatre raisons.

D’abord le pays est mené par les syndicats de fonctionnaires qui dépendent qui plus est de l’argent public. Sans les syndicats des services publics il n’y aurait que 2 à 3% de syndiqués dans ce pays. Ces syndicats sont systématiquement contre toute réforme en profondeur. Curieusement ces organisations n’ont ni le statut d’association, ni de parti politique et sont à la limite de l’illégalité. Elle n’ont pas vraiment d’obligation de transparence, sont largement financées par les deniers du contribuable… contre les contribuables.

Deuxièmement, les fonctionnaires ont acquis bien trop de privilèges (avec par exemple des retraites anticipées, plus élevées et de meilleures conditions d’emploi qu’ailleurs). Ce sont en réalité les hauts fonctionnaires qui dirigent le pays. Installés à des positions clés ils font la pluie et le beau temps. Même le ministre n’a aucun pouvoir réel.

Troisièmement, les politiciens et les élus font blocage en produisant sans cesse de nouvelles agences et autres observatoires, dès qu’un problème est soulevé. En réalité ils n’ont aucune incitation à résoudre les problèmes puisque ces derniers justifient en réalité leur action. Le Parlement n’a pas de véritable pouvoir, il est complètement soumis à l’exécutif.

Enfin, les acteurs privés, qu’ils soient des entreprises des associations, des individus, réclament toujours plus de « droits » et de protections. Ils sont incapables de comprendre que leurs problèmes viennent justement de l’Etat et non pas du marché ou de la mondialisation !

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
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