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« L’anti-Keynes » : ainsi a-t-on qualifié Milton Friedman, bien que Keynes ait été contesté dès les années 1930 par l’école autrichienne.

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Prof William Niskanen PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 04 Février 2013 17:17

LES MENACES DE LA MONDIALISATION UN BON PRETEXTE

Par le Pr. William Niskanen, Président du Cato Institute, ancien président du Comité des Conseillers Economiques de Ronald Reagan 

Si vos intérêts corporatifs et vos privilèges sont menacés par la mondialisation, vous avez une défense imparable : vous évoquez les menaces que la mondialisation fait peser sur l’humanité entière. Vous pouvez même accroître votre pouvoir au prétexte de « maîtriser » la mondialisation qui joue ainsi le rôle d’épouvantail et justifie de nouvelles réglementations et atteintes à la liberté.

Par exemple la menace du terrorisme « mondialisé » a inspiré aux Etats-Unis le Patriot Act après le 11 Septembre. Il constitue en fait une légitimation pour renforcer les pouvoirs de police de l’Etat fédéral et constitue lui-même une menace pour les libertés individuelles.

Pour sa part l’Union Européenne veut harmoniser les réglementations, fiscales notamment, pour contrer les mécanismes naturels et soi-disant chaotiques de la mondialisation. L’Union Monétaire Européenne, déjà bien trop grande, veut encore s’étendre au nom du même principe. Le FMI lui-même, qui n’a plus de justification depuis 1973 (la fin des changes fixes), se cherche un nouveau rôle pour « répondre à la mondialisation »…

La recrudescence des accords commerciaux bilatéraux au détriment d’accord multilatéraux, est aussi une façon de se protéger de la mondialisation. D’ailleurs, si le Doha Round échoue, c’est essentiellement parce que les Etats-Unis, l’Europe et le Japon ne s’entendent pas pour diminuer leurs subventions à leurs agriculteurs, encore une fois au nom de la protection contre la mondialisation.

En matière de droits de propriété intellectuelle, beaucoup de gens ont appelé à des mesures « globales » pour contrer le non respect de ces droits dans certains pays (surtout grâce à la pratique du reverse engeenering). Il serait pourtant dangereux d’adopter une harmonisation mondiale en la matière. Une adaptation fondée sur une base nationale, et une concurrence entre les différentes pratiques nationales seront plus à même de faire émerger des règles satisfaisantes en la matière.

Enfin et non le moindre, la menace de la mondialisation est brandie par de nombreux salariés et syndicats qui disent vouloir « préserver » l’emploi. Comme dans les autres cas, nous devons leur expliquer les avantages du libre échange et les dangers du protectionnisme.

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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