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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Contresens sur la valeur travail

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Écrit par Administrator   
Lundi, 04 Février 2013 17:23

LA REFORME "A LA FRANCAISE"

Joseph Pini, Professeur à l'université Paul Cézanne, nous offre ici sa vision du réformisme ambiant en France.

La France présente ce paradoxe d’être à la fois un pays obsédé par la réforme et un pays qui résiste au changement. Le discours sur le besoin de réforme est permanent. Par exemple, le Parlement vote une loi sur les violeurs récidivistes ; le lendemain on demande déjà des modifications de la loi ! Il y a cette idée, notamment chez le nouveau Président, de montrer le volontarisme politique et de réhabiliter le politique : « il faut transformer la volonté en nécessité ! ». D’où : réforme, là encore.

Pourtant la réforme est en même temps résistance à la réforme. Car il y a en réalité nécessité de conditions pour conduire correctement une réforme. Or, en France, c’est bien l’Etat lui-même et son appareil administratif qui empêchent la réforme. La réforme devient alors paradoxalement l’instrument empêchant la vraie réforme. Ceci est typiquement français. On veut le changement mais sans le changement, la « rupture dans la continuité »…

Que cela soit du côté de la Sécurité Sociale, des retraites, des universités, il « faut réformer » pour « sauver le modèle français ». Il y a deux aspects à cette « réforme sans changement ». Premièrement, la réforme va toujours dans la même direction, celle du renforcement des structures étatiques ou syndicales. La réforme des universités de cet été en est un exemple : elle ne fait que renforcer le pouvoir du président d’université et des syndicats étudiants.

Deuxièmement, la réforme manque généralement sa cible. Lors des discussions autour de la réforme de la Constitution on a vu de nombreux discours et textes. Pas un seul ne traitait des problèmes de fond, comme les droits individuels. Non : on posait le problème de la possibilité pour le Président de parler devant le Parlement. Ce n’est véritablement pas de la réforme ! Ce qui importe c’est que des comptes soient rendus au peuple en termes de dépenses publiques, en termes de protection des droits individuels.

Le discours sur la réforme se résume en réalité à une espèce de rideau de fumée pour prolonger le statu quo tout en faisant croire à une tentative d’amélioration.

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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