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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Prof Joseph Pini PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 04 Février 2013 17:23

LA REFORME "A LA FRANCAISE"

Joseph Pini, Professeur à l'université Paul Cézanne, nous offre ici sa vision du réformisme ambiant en France.

La France présente ce paradoxe d’être à la fois un pays obsédé par la réforme et un pays qui résiste au changement. Le discours sur le besoin de réforme est permanent. Par exemple, le Parlement vote une loi sur les violeurs récidivistes ; le lendemain on demande déjà des modifications de la loi ! Il y a cette idée, notamment chez le nouveau Président, de montrer le volontarisme politique et de réhabiliter le politique : « il faut transformer la volonté en nécessité ! ». D’où : réforme, là encore.

Pourtant la réforme est en même temps résistance à la réforme. Car il y a en réalité nécessité de conditions pour conduire correctement une réforme. Or, en France, c’est bien l’Etat lui-même et son appareil administratif qui empêchent la réforme. La réforme devient alors paradoxalement l’instrument empêchant la vraie réforme. Ceci est typiquement français. On veut le changement mais sans le changement, la « rupture dans la continuité »…

Que cela soit du côté de la Sécurité Sociale, des retraites, des universités, il « faut réformer » pour « sauver le modèle français ». Il y a deux aspects à cette « réforme sans changement ». Premièrement, la réforme va toujours dans la même direction, celle du renforcement des structures étatiques ou syndicales. La réforme des universités de cet été en est un exemple : elle ne fait que renforcer le pouvoir du président d’université et des syndicats étudiants.

Deuxièmement, la réforme manque généralement sa cible. Lors des discussions autour de la réforme de la Constitution on a vu de nombreux discours et textes. Pas un seul ne traitait des problèmes de fond, comme les droits individuels. Non : on posait le problème de la possibilité pour le Président de parler devant le Parlement. Ce n’est véritablement pas de la réforme ! Ce qui importe c’est que des comptes soient rendus au peuple en termes de dépenses publiques, en termes de protection des droits individuels.

Le discours sur la réforme se résume en réalité à une espèce de rideau de fumée pour prolonger le statu quo tout en faisant croire à une tentative d’amélioration.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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