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Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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Antoine Gentier PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 04 Février 2013 17:41

RISQUE SYSTEMIQUE ET SYSTEME BANCAIRE

Le Professeur Antoine Gentier de l'Université Paul Cézanne analyse ici le rôle de la déresponsabilisation bancaire (du fait de l'existence de banques centrales), dans l'accroissement du risque systémique.

La faillite d’une institution financière peut entraîner en cascade celle d’autres institutions : c’est le risque systémique. Il est important dans un contexte de mondialisation : un dysfonctionnement local peut avoir des répercussions mondiales. Mais ce risque systémique n’est pas du tout le même suivant le système bancaire adopté. Il est plus élevé avec le système bancaire actuel où l’Etat (en réalité les contribuables !) est le prêteur en dernier ressort. 

A titre d’exemple, si l’on regarde le bilan de Société Générale en 2006 on constate que les fonds propres sont extrêmement faibles : 3.45% du total du bilan. En cas de faillite les créanciers sont exposés dès que la dépréciation des actifs dépassent les 3.45% des capitaux propres ; le risque systémique peut alors se propager par trois canaux : les autres institutions financières, les marchés financiers, les déposants. De même, en cas d’illiquidité, la banque n’a pas les moyens « d’attendre », et doit revendre des actifs à perte pour faire face à ses obligations, et elle est rapidement guettée par la banqueroute. Voilà pourquoi les banques centrales fournissent des liquidités aux banques pour éviter un effondrement en chaîne.

Si l’on regarde un peu l’histoire bancaire on constate que durant les périodes de liberté bancaire ce risque systémique était grandement limité. On peut comparer le bilan de Société générale avec celui de Rhode Island Bank en 1856. Les fonds propres de cette dernière représentaient 65.1% du total du bilan. Ceci signifie que le risque systémique était faible puisque la banque pouvait alors supporter plus de 20% de dépréciation de ses actifs sans faire faillite. Elle n’avait pas besoin de la banque centrale pour se refinancer : en cas d’illiquidité elle pouvait revendre ses actifs à perte sans faire faillite. Enfin, les créanciers (déposants et détenteurs de billets) étaient relativement moins exposés en cas de faillite, le risque étant supporté par les actionnaires, prêteurs en dernier ressort. Ce système favorisant la responsabilité bancaire permet donc une stabilité monétaire et bancaire.

Par contraste, le système actuel favorise l’irresponsabilité bancaire. En effet, puisque le prêteur en dernier ressort est en réalité le contribuable (« mutualisation » des pertes) mais que les gains vont toujours à la banque (« privatisation » des gains), les banques sont incitées à prendre des risques excessifs. Le système peut aussi facilement conduire à l’inflation. Il a cependant un « avantage » : il peut financer les déficits publics !

 

 

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