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Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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Jean Pierre Centi PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 04 Février 2013 17:43

PERSPECTIVES D'EVOLUTION DE LA DENATIONALISATION MONETAIRE

Le Professeur Jean-Pierre Centi de l'Université Paul Cézanne analyse ici le recul du nationalisme monétaire.

En matière de système monétaire, la théorie retient la possibilité d’un triple choix : mobilité ou absence de mobilité du capital, taux de changes fixes ou flexibles, politique monétaire indépendante ou pas. Le système d’étalon or se concentrait sur des taux de changes fixes et la mobilité du capital. Le système de Bretton Woods fonctionnait avec des taux de changes fixes et des politiques monétaires non indépendantes. Dans le système actuel on a tendance à privilégier la mobilité du capital et une politique monétaire indépendante. Même si les changes flexibles peuvent induire des coûts d’ajustement il ne faut pas oublier que depuis vingt ans les taux d’inflation ont baissé par rapport à ceux du système de Bretton Woods. Les agents peuvent anticiper les taux d’inflation et profitent de cette stabilité des prix à long terme favorable à l’emploi et la croissance.

Les banques centrales ont compris l’importance des cibles que sont la stabilité des prix et la crédibilité. Pour renforcer leur crédibilité, elles sont maintenant très indépendantes du pouvoir politique. Si on ajoute à cela les currency boards et la dollarisation de nombreux pays, nous constatons alors que le nationalisme monétaire a perdu très nettement du terrain.

Parallèlement la mondialisation a généré de nouveaux instruments monétaires et de nouveaux produits financiers, facilitant grandement la circulation du capital, donc le financement de l’investissement. La déréglementation financière et la concurrence monétaire dues à l’ouverture ont permis de réduire l’inflation en dictant la rigueur aux banques centrales.

Mais comment la situation va-t-elle évoluer ? Tant que la mondialisation est en route, nous nous dirigeons vers la dénationalisation graduelle et la privatisation progressive des monnaies. Si la concurrence monétaire n’est pas authentique actuellement, de plus en plus de moyens de paiement électroniques se développent déjà et prendront peu à peu le pas sur les monnaies « publiques ». La mondialisation forcera de plus en plus les Etats à se remettre en question.

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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