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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Jean Pierre Centi PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 04 Février 2013 17:43

PERSPECTIVES D'EVOLUTION DE LA DENATIONALISATION MONETAIRE

Le Professeur Jean-Pierre Centi de l'Université Paul Cézanne analyse ici le recul du nationalisme monétaire.

En matière de système monétaire, la théorie retient la possibilité d’un triple choix : mobilité ou absence de mobilité du capital, taux de changes fixes ou flexibles, politique monétaire indépendante ou pas. Le système d’étalon or se concentrait sur des taux de changes fixes et la mobilité du capital. Le système de Bretton Woods fonctionnait avec des taux de changes fixes et des politiques monétaires non indépendantes. Dans le système actuel on a tendance à privilégier la mobilité du capital et une politique monétaire indépendante. Même si les changes flexibles peuvent induire des coûts d’ajustement il ne faut pas oublier que depuis vingt ans les taux d’inflation ont baissé par rapport à ceux du système de Bretton Woods. Les agents peuvent anticiper les taux d’inflation et profitent de cette stabilité des prix à long terme favorable à l’emploi et la croissance.

Les banques centrales ont compris l’importance des cibles que sont la stabilité des prix et la crédibilité. Pour renforcer leur crédibilité, elles sont maintenant très indépendantes du pouvoir politique. Si on ajoute à cela les currency boards et la dollarisation de nombreux pays, nous constatons alors que le nationalisme monétaire a perdu très nettement du terrain.

Parallèlement la mondialisation a généré de nouveaux instruments monétaires et de nouveaux produits financiers, facilitant grandement la circulation du capital, donc le financement de l’investissement. La déréglementation financière et la concurrence monétaire dues à l’ouverture ont permis de réduire l’inflation en dictant la rigueur aux banques centrales.

Mais comment la situation va-t-elle évoluer ? Tant que la mondialisation est en route, nous nous dirigeons vers la dénationalisation graduelle et la privatisation progressive des monnaies. Si la concurrence monétaire n’est pas authentique actuellement, de plus en plus de moyens de paiement électroniques se développent déjà et prendront peu à peu le pas sur les monnaies « publiques ». La mondialisation forcera de plus en plus les Etats à se remettre en question.

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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