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Philippe Maître PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 04 Février 2013 17:51

LA PEUR INFONDEE DES DELOCALISATIONS

Philippe Maître (Université Paul Cézanne) revient sur la pauvreté du débat public inhérent aux délocalisations au cours de la dernière journée de la XXX ° Université d'Été (mercredi 29 août).

Philippe Maître : La peur infondée des délocalisations

Le débat scientifique sur les délocalisations est en fait clos. Elles ne menacent pas l’emploi au niveau macroéconomique, comme le montrent bien les études empiriques, souvent publiées d’ailleurs dans des journaux pas vraiment libéraux ! Pourtant en France, et la campagne électorale récente l’a bien montré, les gens ont des a priori : la mondialisation détruirait des emplois et exploiterait le tiers monde. Les médias se faisant très souvent le relais de ces analyses infondées, le débat public est donc d’une extrême pauvreté. Et lorsque le député Jean Lassalle entame une grève de la faim, il le fait contre une délocalisation vers une autre région française, c'est-à-dire contre de l’emploi créé ailleurs en France !

Pourquoi une qualité si faible du débat public ? Certainement parce que les délocalisations sont mal définies. On croit que les entreprises 1) délocalisent leur production à l’étranger 2) « réexportent » 3) génèrent du chômage. Il faut alors être capable de distinguer les importations de délocalisations, c'est-à-dire les « réexportations » des importations courantes. Tâche difficile… De même, peut-on utiliser l’indicateur de fermetures d’entreprises ? Même réponse ! Enfin quelle est la part de ces « délocalisations » pour « réexporter » dans les Investissements Directs de l’Etranger ? Impossible à dire : le concept même de délocalisation défini ainsi est donc critiquable. Le Sénat français a d’ailleurs conclu que quantitativement, la meilleure définition de délocalisation permet de dire que 4% des IDE seulement correspondent à des délocalisations pour « réexportation ».

De plus, les délocalisations génèrent de la richesse, et plus de concurrence, ce qui est une bonne chose. En fait, exactement comme le progrès technique, les délocalisations peuvent détruire de l’emploi localement et à court terme, mais en génèrent globalement à long terme. La baisse des prix du fait des délocalisations accroît le pouvoir d’achat des consommateurs, générant donc plus de demande pour les entreprises. Les marges supérieures des entreprises sont utilisées pour investir plus, et donc créer de l’emploi. Et au passage, les revenus des pays pauvres augmentent, ce qui signifie de nouveaux marchés pour les pays riches aussi ! L’intégration économique mondiale permet enfin de pacifier les relations internationales.

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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