Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

Bulletin de commande

Portait

L’omniscience de Karl Marx

Le succès de Karl Marx tient sans doute au fait qu’il donne une réponse complète (fût-elle fallacieuse) à tous les mystères de la vie des hommes en société. Il parcourt – superficiellement - toute la connaissance scientifique de son époque.

Lire la suite...
Tom Palmer PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 04 Février 2013 17:56

LA MONDIALISATION DESTRUCTRICE DES CULTURES

Tom Palmer, directeur du Centre pour la Promotion des Droits de l'Homme du Cato Institute, critique ici les vues de la gauche sur la mondialisation qui serait destructrice des cultures. 

C’est un thème de prédilection pour la gauche. Nous nous devons d’offrir une riposte.

1° La mondialisation n’est pas un phénomène nouveau. Comme le notait Démocrite, « pour l’homme sage la Terre est ouverte ; car la terre natale d’une âme bonne est la Terre entière » (vers 420 av. JC). La mondialisation n’est pas non plus « européenne ». A Hang Zou, ancienne capitale de la dynastie Sung du Sud, un des empires les plus « mondialisés » de l’ère prospère de la Chine, les gens ont gardé la coutume de dire : « les légumes de l’Est, l’eau de l’Ouest, le bois du Sud et le riz du Nord ». La mondialisation est bien la clef de la civilisation, si on la définit rigoureusement, comme la diminution ou la suppression de restrictions à l’échange imposées par l’État entre frontières politiques et, par conséquent l’intégration de plus en plus poussée du réseau complexe d’échanges commerciaux et productifs. Nous parlons ici de liberté, de commerce et de mouvement.

2° La gauche identifie la pauvreté à l’identité culturelle. Dans les villages du Guatemala les femmes qui tissent le « corté », l’habit traditionnel, sont habillées à l’occidentale. Bien sûr cela ennuie profondément les touristes qui aimeraient les voir habillées de manière traditionnelle. Les touristes, tout comme les sociologues et anthropologues, vous expliquent que « c’est la faute de la mondialisation », que le monde s’est uniformisé à cause d’elle. Mais du point de vue de cette femme du Guatemala, la mondialisation est une très bonne chose : elle peut s’habiller pour cinq fois moins cher que ce que lui coûterait des habits traditionnels et elle peut vendre sa propre production de cortés à travers le monde et, pour la première fois dans l’histoire de la femme indienne, gagner beaucoup mieux sa vie qu’avant car la valeur de son travail s’est appréciée très nettement ; ce qui signifie pour elle donner une éducation à ses enfants, pouvoir s’acheter des lunettes etc. « La mondialisation a-t-elle amélioré la situation de cette femme ? » est la question que la gauche a peur de poser. Les gauchistes enragent lorsque les peuples pauvres deviennent riches comme nous.

3° A ce propos, la question de savoir s’il existe des « cultures pures » est intéressante. La gauche en effet argue du fait qu’il ne faut pas « contaminer » ces peuples pauvres. Il faut leur permettre de rester « purs »… comme dans un zoo ; un zoo où les riches peuvent aller voir les pauvres dans leur état « naturel ». Il n’y a pas de culture pure. Toutes les cultures sont un mélange, un mixage. L’anglais lui-même est un mélange de langues différentes. De même, quoi de plus italien qu’un plat de spaghettis ? Mais en réalité, est-ce italien ou… chinois ? De même, le corté qui est caractéristique de l’identité indienne a été imposé par les Espagnols qui forçaient les Indiens à les porter pour savoir de quel village ils venaient !

4° La notion d’identité culturelle est dangereuse. D'un point de vue social, elle représente simplement un concept artificiel et douteux, mais d’un point de vue politique elle menace la notion même de liberté. Même si des gens parlant la même langue partagent les mêmes coutumes, la notion d’identité culturelle remet en question notre capacité de construire notre propre identité individuelle à travers les divers cercles sociaux auxquels nous pouvons appartenir. Et il se trouve que la mondialisation accroît les occasions de développer une identité personnelle unique.

5° Enfin, la mondialisation implique que nous avons intérêt d’une part à la prospérité de nos voisins, puisque s’ils sont plus riches, ils commerceront plus avec nous, et d’autre part à la paix, condition de l’échange entre les peuples et de leur épanouissement commun. Comme les Cyclopes de l’Odyssée ne partageant pas les règles d’hospitalité et d’échange des peuples grecs de commerçants, les gens qui refusent la civilisation de la mondialisation ne sont que des barbares.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...