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L’économie mathématique

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Prof Jean Yves Naudet PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 04 Février 2013 17:57

SOCIETE CIVILE ET SUBSIDIARITE DANS UN MONDE GLOBALISE

Le Professeur Jean-Yves Naudet rappelle la place de la société civile dans la mondialisation et y redéfinit sa fonction de subsidiarité.

Rappelons, comme l’enseigne Jacques Garello, les trois ordres qui constituent toute société : l’ordre politique : celui de la contrainte ; l’ordre marchand : celui de l’échange libre ; l’ordre communautaire : celui de la solidarité volontaire. Dans une société d’harmonie, aucun de ces ordres ne doit empiéter sur le terrain des autres. Or, dans nos sociétés contemporaines, l’ordre politique, a pris le pas sur l’ordre marchand et l’ordre communautaire, allant jusqu’à les détruire ou les contrôler, conduisant ainsi à une forme ouverte ou sournoise de totalitarisme.

Cette évolution peut-elle s’inverser avec la mondialisation ?

La mondialisation peut se « politiser », et les États n’ont pas renoncé à la dominer, au prétexte de régulation. Au contraire, pour porter tous ses fruits la mondialisation doit renouer avec le principe de subsidiarité et redonner vigueur à la société civile.

De Aristote à la Doctrine sociale de l’Église, en passant par Saint Thomas et les philosophes libéraux, le principe de subsidiarité est réaffirmé comme la condition et l’expression de la dignité de l’homme dans l’ordre communautaire. Contrairement à une idée répandue, la subsidiarité n’implique pas l’intervention de l’État ! Elle n’est donc ni la « décentralisation » du pouvoir politique ni encore moins le fait que le « sommet » des pouvoirs publics se déleste, « vers le bas », de fonctions qu’il délègue à des niveaux inférieurs. Au contraire, la subsidiarité consiste à laisser faire la société civile –d’essence privée- et à la laisser déléguer au politique ce qu’elle ne peut effectuer. La subsidiarité que Jacques Delors a proposée à l’Union Européenne est donc l’inverse de la vraie subsidiarité ! La subsidiarité réduit l’ordre politique au minimum, et laisse s’exprimer la coopération sociale volontaire.

Les communautés composant la société civile sont d’une grande richesse. La famille est la première d’entre elles ; elle a d’ailleurs toujours été la première cible des régimes totalitaires et notamment par la restriction de la liberté scolaire, qui revient à interdire aux familles d’éduquer leurs enfants comme ils l’entendent. Les associations sont aussi un élément essentiel de la société civile mais elles ont été malheureusement corrompues par le système de subventions publiques qui les a fait passer du statut « d’associations à but non lucratif » à celui d’« associations lucratives sans but » (P.P. Kaltenbach). Les syndicats d’ailleurs ont aussi leur place ici : pas les syndicats politisés et nationalisés que nous avons en France bien sûr, mais ceux participant d’un syndicalisme libre et responsable. Enfin, les organisations spirituelles, humanistes et religieuses constituent aussi l’un des terreaux dont la mondialisation a besoin en défendant la dignité de l’être humain, ses droits individuels, la liberté d’association et la légitimité de l’économie de marché.

La « nationalisation » de la société civile l’avait vidée de sa substance, la mondialisation est une occasion de lui redonner la place indispensable qu’elle doit avoir.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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