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CACOPHONIE SUR LA LOI GALLAND PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 25 Novembre 2004 01:00

Nous avons maintes fois souligné les défauts de la loi GALLAND. Elle empêche la concurrence de jouer et les prix de baisser, au moment même où l’on prétend faire baisser les prix dans les grandes surfaces.

Elle favorise le système des marges arrières et ne permet pas ensuite de diminuer les prix au-delà du prix d’achat officiel, faisant bénéficier le distributeur seul de ces marges arrières et non pas le consommateur.

Certes, la politique menée dans ces domaines par Nicolas SARKOZY a des aspects contestables, en particulier quand il prétend imposer de Bercy la baisse de prix, en haussant simplement la voix ou en menaçant de prendre des mesures plus dirigistes. Mais il avait au moins compris un point essentiel, qu’il entendait mettre en route avant de quitter le ministère : il faut abroger la loi GALLAND pour laisser fonctionner la concurrence par les prix.

Voilà qui est inimaginable pour le premier ministre, décidemment de plus en plus réformateur. Jean-Pierre RAFFARIN vient de recevoir les associations de consommateurs à Matignon et il a promis, selon le Figaro «  de retoucher seulement à la marge la loi GALLAND qui encadre les relations entre fournisseurs et distributeurs. ».

Selon Reine-Claude MADER, secrétaire générale de la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), « il y a un engagement de revoir la loi GALLAND sans complètement la bousculer. On comprend qu’il y aura des rectifications, mais qu’elles ne seront pas fondamentales. La préoccupation est de garder les grands équilibres ». Le président de Que-choisir-UFC, Alain BAZOT précise « La loi n’est pas le moyen privilégié » du premier ministre. Certes, mais quand une loi vient rogner une liberté, il faut bien la supprimer par une autre loi.

Nicolas SARKOZY avait dit le contraire la veille, envisageant une réforme profonde de la loi GALLAND pour faire baisser les prix dans la grande distribution. Certes, il est persuadé que les prix baisseront parce que le gouvernement le demande. Il a raison sur le fait que les prix baisseront, mais ce sera par le simple jeu de la concurrence.

Oui, mais dans le même temps, le ministre délégué au commerce- rattaché donc à Nicolas SARKOZY-, Christian JACOB, ne cesse de pendre position contre cette réforme de la loi GALLAND, affirmant même qu’elle aura pour effet « un blanchiment des marges arrières », comme si celles-ci étaient quelque chose de mafieux ou d’illégal…Il parait qu’il est traumatisé par des exemples étrangers où la guerre des prix aurait conduit à des suppressions d’emplois. Alors qu’il y a bien eu baisse de prix (comme aux Pays-Bas) et que grâce à cela d’autres emplois ont été massivement créés ailleurs, là où l’argent économisé par les baisses de prix a été dépensé (ce qui ne se voit pas…comme dirait BASTIAT) et le chômage a diminué au total. J. CHIRAC lui-même a mis en garde contre « une guerre des prix destructrice ».

Bref, c’est la cacophonie au sein du gouvernement et le premier ministre semble incapable d’y mettre de l’ordre. On a connu le temps où un ministre -y compris le premier- annonçait des réformes pour les retirer huit jours après. Les temps changent. Désormais un ministre annonce une réforme qu’un autre ministre désavoue aussitôt.

Il est vrai que, selon le Figaro, il y aurait à cela de grandes et nobles raisons. C’est ainsi que Christian JACOB serait proche du Président de la république, ce qui le conduirait à dire noir quand SARKOZY dit blanc. Voilà en effet un argument imparable et des hommes politiques qui portent au plus haut degré le souci du bien commun. Nous qui n’avons pas de telles ambitions, nous disons seulement  que l’intérêt des clients et de l’économie en général suppose d’abroger la loi GALLAND. Que ce soit aussi l’opinion de x ou y de telle ou telle chapelle n’a à nos yeux aucune importance. Seule compte la vérité et pas les jeux politiciens, qui n’intéressent personne et surtout pas les libéraux. 

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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