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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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LONDRES CONDAMNE L’ABSENCE DE CONCURRENCE SUR LES MARCHES PUBLICS PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 25 Novembre 2004 01:00

Gordon BROWN, chancelier de l’échiquier britannique, n‘est pas content. Et il le fait savoir.

 Il n’est pas très favorable à l’Europe bureaucratique et ne prive pas de la critiquer, pas plus qu’il n’aime les tendances étatistes des gouvernements. Sa dernière attaque porte sur la question des marchés publics, pour lesquels les gouvernements européens ont tendance à privilégier les entreprises nationales et à écarter la concurrence étrangère.

Il vient donc de commenter les conclusions d’un rapport qui vient d’être publié et qu’il avait commandé en 2003 à Alan WOOD, patron de la filière britannique de SIEMENS, ce qui montre que les ministres travaillistes anglais n’ont pas peur de demander conseil au « grand capital ». Selon cette enquête, les entreprises anglaises se heurtent à des « obstacles énormes » qui entravent la libre concurrence sur les marchés publics de l’Union européenne. Or cela n’est pas rien, puisqu’il s’agit d’un marché estimé selon Le Monde à 1 500 milliards d’euros, soit 16% du PIB européen.

Comment cette atteinte à la concurrence se passe-t-elle ? Par exemple les marchés publics sont artificiellement découpés en morceaux, pour ne pas dépasser le seuil qui les oblige à s’ouvrir à la concurrence internationale. Autre formule, selon le Monde qui rapporte cette information : « d’autres voient triompher un candidat national, bien que ses rivaux étrangers offraient un meilleur prix. D’autres encore donnent lieu à de faux appels d’offre, où les entreprises étrangères ne servent à leur corps défendant qu’à faire baisser les prix du candidat national. Parfois, les exigences de l’appel d’offres sont telles que seule une entreprise nationale peut y satisfaire. ».

Selon le même rapport, il n’y a que 16% des contrats qui ont fait l’objet d’une publicité dans le Journal officiel de l’Union européenne. Or, une véritable ouverture à la concurrence devrait, selon la même enquête, faire baisser les prix de 30%. Qu’en pensent les contribuables européens ? Sommes-nous vraiment surpris par le fait que parmi les pays particulièrement montrés du doigt, on trouve la France ?

Ce qui étonne les britanniques, c’est que, dans un marché unique, celui de l’Union européenne, les pays ne jouent pas le jeu de cette unité et interprètent les règles à leur façon. Et de réclamer un bilan par pays, en insistant sur les nécessaires sanctions contre les aides des Etats, autre atteinte à la concurrence : « C’est le combat que nous mènerons avec la nouvelle commission » affirme M. BROWN. Le paradoxe, c’est que ce soit un ministre travailliste qui soit obligé de nous faire la leçon en matière de concurrence et de liberté économique. Il est vrai que dans ce domaine, nous avons beaucoup à apprendre, même de la part des travaillistes.

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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