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L’économie est déséquilibre

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BERCY NEGOCIE AVEC TAPIE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 18 Novembre 2004 01:00

Qui prétendrait que le gouvernement ne fait rien pour les entrepreneurs ? Il n’y a qu’à voir les égards qu’il peut avoir pour l’entrepreneur qui était le numéro un dans l’opinion publique il y a dix ans (10 ans) : Bernard Tapie.

 

Nicolas SARKOZY est décidemment très œcuménique et il soigne son prochain départ de Bercy. Le voilà même qui, dans l’affaire du Crédit Lyonnais, accepte de négocier avec Bernard TAPIE et évite ainsi à celui-ci de se retrouver devant la Cour d’appel. Il y a pourtant dix ans que la bataille fait rage entre le Crédit Lyonnais et Bernard TAPIE et le procès civil devait s’ouvrir devant la cour d’appel le 18 novembre. Or, selon des informations fournies par le Figaro, les parties en présence s’apprêtent à entrer dans un processus de médiation.

Pourtant, comme le souligne le Figaro économie, « cette décision d’entrer dans une négociation amiable surprend de nombreux connaisseurs de l’affaire, tant elle paraît politiquement risquée pour le gouvernement. Car, dans ce dosser, c’est l’Etat qui est en première ligne, s’étant substitué au Crédit Lyonnais pour les contentieux datant du début des années 90. ». Si la médiation réussit, elle rend inutile la procédure en cour d’appel.

L’Etat intervient par l’intermédiaire du Consortium de réalisation (CDR) qui avait hérité des actifs compromis du Crédit Lyonnais. Et Bernard TAPIE intervient au nom des actionnaires minoritaires de son ancienne société, Bernard Tapie finances. Il serait « et de loin, le plus grand bénéficiaire des dommages et intérêts éventuellement versés ». Et il réclame un milliard d’euros au CDR, affirmant que le Crédit Lyonnais les a spoliés en 93 lors de la cession à Robert Louis DREYFUS d’Adidas, alors propriété de BTF.

Tout cela, on le voit, est bien embrouillé. Ce qui est clair, c’est que Bernard TAPIE voulait éviter de voir traîner en longueur cette affaire devant les tribunaux et qu’il réclame depuis longtemps une solution amiable. Le Lyonnais et l’Etat au contraire refusaient cette médiation ; mais le climat a récemment changé : «  La décision d’accepter une médiation a été prise par le ministre de l’économie ».

Certes, le ministre a posé des conditions, mais comme le souligne à nouveau le Figaro « cette stratégie, même accompagnée d’une grande prudence, étonne plus d’un expert de cette affaire tant elle est porteuse de risques politiques. Certes, l’Etat peut légitimement souhaiter solder un dossier qui n’a que trop tardé. Mais s’engager dans une médiation signifie aussi accepter de négocier avec Bernard TAPIE. ».

Celui-ci a tout à gagner dans cette affaire, car s’il réclame un milliard d’euros, au CDR, de l’autre il a des dettes auprès de ce même CDR pour 120 millions d’euros et il est en faillite personnelle. Avec un accord à l’amiable, il pourrait sortir de cette situation délicate et ne plus être déclaré en faillite personnelle. Merci M. SARKOZY. Qu’en pense le contribuable, qui pourrait être amené à financer la somme si l’accord impliquait un coût pour le CDR ? Le ministre est-il sur qu’il a bien fait de s’engager, si ces informations sont confirmées, dans cette galère ? L’avenir de monsieur TAPIE est-il si important à ses yeux ?

A notre avis, surtout compte tenu de la complexité de l’affaire et des sommes en jeu, il aurait été beaucoup plus sage de laisser agir la justice, car entre les manipulations du Crédit Lyonnais, scandale public qui a ruiné le contribuable, et celles de M. TAPIE, homme d’affaires douteux lié lui aussi aux pouvoirs publics de l’époque, nous avouons que nous n’avons guère de préférence. Laissons donc la justice faire son travail. Dans tous les cas, le pigeon, c’est le contribuable ! Il sera toujours bien temps de lui présenter la facture. Nous ne sommes pas pressés.

 

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