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SERVICE MINIMUM : CHANTAGE SYNDICAL PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 28 Octobre 2004 01:00

On sait qu’elle est la pression de l’opinion publique en faveur d’une loi sur le service minimum dans les services publics, tant le raz le bol est grand face aux grèves à répétition qui paralysent régulièrement les entreprises publiques et mettent en péril l’économie du pays…et la patience des Français.

Les députés eux-mêmes, menés par les réformateurs, y semblent prêts, car ils savent que cela correspond au souhait de leurs électeurs.

Le gouvernement, on le sait, est  plus réservé et ne veut pas s’attaquer de front aux syndicats, que le gouvernement juge par ailleurs si « ouverts ». Et enfin les syndicats veulent empêcher à tout prix le vote d’une telle loi, qui leur ferait perdre de leur pouvoir de nuisance. Voilà pourquoi le gouvernement et les syndicats ont joué une autre carte, celle de la « prévention des conflits » sur le modèle –miracle - parait-il de la RATP. Ce côté un peu miraculeux nous avait échappé et avait sans doute échappé aux Parisiens victimes des grèves à répétition de la RATP.

L’idée est simple : trouver un accord dans les entreprises publiques pour améliorer le « dialogue social » et donc prévenir ainsi les conflits. S’il n’y a pas de cause de conflits, il n’y a pas de conflits. C’est aussi simple que cela. En clair, il suffit de céder aux exigences syndicales pour ne pas avoir de grève…C’est ce qui vient d’être négocié, sur le même modèle, à la SNCF. Les syndicats font du chantage et menacent de ne pas signer ce texte, s’il n’évolue pas dans un sens encore plus favorable pour eux. D’où le chantage syndical : nous signerons si le gouvernement écarte la menace d’une loi sur le service minimum.

Les syndicats ne manquent pas d’air, car ils veulent rester totalement maîtres du jeu. L’accord sur le dialogue social n’enlève rien au pouvoir de nuisance des syndicats, qui pourront décider d’une grève quand le dialogue social n’avancera pas assez vite à leurs yeux et dans la bonne direction, et, en outre, il ne serait signé pour l’instant qu’à la SNCF. Quid des autres « services publics » ?

Cette position syndicale fait hésiter certains députés, pourtant jusque là favorables à une loi sur le service minimum. C’est ainsi que Patrick OLLIER, à l’origine de proposition de loi sur le service garanti, déclare aux Echos que « ces accords pourraient être expérimentés sous la surveillance d’une autorité indépendante. La nécessité de légiférer pourrait être reportée au mois de juin par exemple si, dans l’intervalle, ils se montrent insuffisants pour résoudre le problème ». Il est vrai qu’il ajoute «  mais si on procède par accords, il faut aller jusqu’au bout, les deux autres volets du débat, la prévisibilité du trafic et le service garanti, devant aussi être traités. ».

Le gouvernement se dit préférer le dialogue social, sans écarter cependant la possibilité d’une loi. Mais à voir comment se comportent les syndicats, on peut être sceptique sur leur conception du dialogue social. Nous voulons bien signer le protocole sur la prévention des conflits à la SNCF, à condition que vous renonciez à votre projet de loi. C’est ce que l’on appelle en clair du chantage. Intéressante conception du dialogue social.

A propos : sait-on que le droit de grève n’existe pas pour les fonctionnaires en Allemagne ? Sans doute un pays ultra-libéral, sans syndicats. A moins que ce ne soit les Français qui marchent sur la tête.

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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