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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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L’ADMINISTRATION BUSH ENCOURAGE LES ŒUVRES SOCIALES CONFESSIONNELLES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 21 Octobre 2004 01:00

On avait beaucoup ironisé sur la formule de Georges BUSH, lors de sa première campagne présidentielle, qui avait plaidé pour un « conservatisme compassionnel ». En particulier sur le fait que les œuvres caritatives privées, confessionnelles ou non, devaient remplacer l’Etat providence, l’Etat de l’assistance.

 

Notons d’abord que cette position est pleinement conforme au principe de subsidiarité. Nous vivons actuellement dans une subsidiarité à l’envers ; l’Etat fait tout et le secteur privé ne s’occupe que de ce que l’Etat n’arrive pas à faire(d’où les restos du cœur, par exemple) : le privé est là pour combler les défaillances du public. La subsidiarité, c’est l’inverse. La responsabilité première revient à l’activité privée, celle des personnes, des associations, des clubs services, des paroisses, des organismes caritatifs, des ONG en général, etc. C’est la meilleure façon respecter la liberté de chacun et la dignité des personnes. Ensuite -et ensuite seulement- si le secteur privé ne peut seul réaliser telle ou telle opération, d’autres formules peuvent intervenir incluant les collectivités publiques décentralisées et en dernier lieu l’Etat.

Ce que proposait BUSH était donc conforme à la vraie tradition libérale, celle de la prédominance de la société civile sur la société politique. C’est donc dans ce sens qu’il a, en partie, réorienté la politique américaine. Certes, ce n’est qu’un début et l’Etat providence est loin d’avoir disparu aux Etats-Unis. Mais les organismes caritatifs, traditionnellement très actifs aux Etats-Unis-en particulier les organismes confessionnels -ont été encouragés et se sont développés.

Avant même l’arrivée de BUSH, des lois avaient favorisé cette action privée, en particulier sur le plan fiscal, donnant à ces associations une liberté et des moyens très supérieurs à ce que l’on peut trouver en Europe et en particulier en France. Et on a observé une certaine tendance à réduire les dépenses sociales publiques et à laisser le terrain aux initiatives privées, qui ont l’avantage de la proximité et de tisser entre les plus démunis et ces associations, comme les paroisses, de forts sentiments d’appartenance.

Résultat : d’après une étude menée à Philadelphie (où la moitié des habitants sont membres d’une paroisse) la valeur des services rendus par les associations caritatives confessionnelles est estimée à un tiers du budget municipal alloué à l’aide sociale, ce qui n’est déjà pas mal. Les résultats sont bons et d’après une enquête publiée par Le Monde, ceux qui sont ainsi hébergés par ces associations, toujours dans le cas de Philadelphie, parviennent pour 30% d’entre eux à recouvrer une indépendance réelle un an après leur sortie. 90% de ceux qui sont un jour sans abri finissent par trouver une place dans des foyers privés.

Certes, il y a un aspect de la politique de BUSH dans ce domaine qui est contesté -et contestable- c’est le fait que ces associations confessionnelles soient non seulement soutenues , encouragées, sur le plan fiscal, mais encore qu’elle puissent recevoir, pour mieux les gérer, des fonds publics. Des crédits ont été débloqués pour des programmes précis (action contre la faim, aide aux prisonniers, aux sans-abri, etc.). Une organisation gouvernementale a même été créée pour se consacrer à l’aide à ces associations confessionnelles, ce que certains ont contesté au nom de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

On peut discuter cette distribution de fonds public. D’un côté, public pour public, il vaut mieux qu’ils soient gérés par des structures privées et décentralisées, que par l’Etat providence central. Mais d’un autre, on pourrait préférer de mesures de soutien indirectes (fiscales ou légales), encourageant les dons privés, à une répartition de fonds provenant des impôts. Il faut être très prudent vis-à-vis d’organismes publics prétendant coiffer les organisations privées, même si cela part d’un bon sentiment : c’est contraire à la légitime autonomie du secteur privé et bénévole.

Mais l’essentiel réside dans le fait que les organisations caritatives confessionnelles ou les initiatives privées fondées sur des critères de croyance ou liées à une communauté sont encouragées et invitées à s’impliquer davantage dans l’action sociale. Car c’est bien de réclamer le recul de l’Etat, mais cela n’a de sens que si la société civile est prête à assurer le relais et à jouer pleinement son rôle.

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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