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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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L’ETAT VEND DES BUREAUX…ET EN RACHETE D’AUTRES ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 14 Octobre 2004 01:00

Ce n’est certes pas la grande réforme de l’Etat que nous appelons de nos vœux, mais enfin ce pourrait être un pas dans la bonne direction.

L’Etat semble décidé à vendre massivement des bureaux et à utiliser l’argent pour réduire la dette publique : on ne peut qu’approuver. Après tout, c’est une forme de privatisation parmi d’autres. A vrai dire, ce n’est pas la première fois que Jean-Pierre RAFFARIN aborde le sujet, et, dès avril 2003, il avait fixé un objectif : vendre un million de mètres carrés.

C’est au point que le budget 2004, approuvé l’an dernier, prévoyait 500 millions de recettes pour cette cession d’actifs publics. Seulement, le poids de la bureaucratie et des conservatismes est tel que l’on a beau avoir prévu quelque chose dans un budget, la réalisation ne suit pas toujours. Résultat, un an plus tard,  un rapport annexé au projet de budget 2005 dresse un constat d’échec : «  Le montant prévu par la loi de finances 2004 - 500 millions d’euros - ne semble pas pouvoir être atteint en raison notamment de retard dans le programme de cessions ». C’est le moins qu’on puisse dire, puisqu’il est question de 100 millions d’euros de recettes au lieu de 500. Il est vrai qu’on nous en promet 700 millions pour 2005 ; on verra si le taux de réussite est supérieur.

Mais il n’y a pas que le poids des conservatismes et les résistances bureaucratiques. Il y a aussi le fait que les administrations continuent à acheter par ailleurs des immeubles à tour de bras, compensant les ventes prévues. Le Figaro note qu’un observateur spécialisé remarque que « quand un immeuble se libère dans le VII° arrondissement de Paris, dix ministères se proposent de le racheter ! ».

Mieux encore : le comité interministériel pour l’implantation des emplois publics (sic) note qu’entre mai 2000 et octobre 2003, le nombre de mètres carrés occupés par le secteur public, pour la seule Ile-de-France, a augmenté de 660 673 ! En sens inverse Nicolas SARKOZY envisage de vendre 100 000 m2 cette année. Les flux entrants sont donc supérieurs aux flux sortants…Certes, certains ministères, comme Bercy, ont vendu des locaux. Mais d’autres, à commencer par les affaires sociales, ont acquis des surfaces considérables. Les chômeurs seront sûrement heureux de savoir que l’argent des affaires sociales sert en partie à acquérir de nouveaux bureaux. Et l’éducation nationale n’est pas en reste pour son siége de la rue de Grenelle.

Sans doute, l’Etat va-t-il vendre les locaux de l’ENA, totalement transférée à Strasbourg : 40 à 45 millions. Il y a beaucoup de prétendants, dont Sciences po, ce qui ne serait pas tout à fait une privatisation. Mais faut-il vendre à un établissement public ou plutôt au plus offrant, ce qui est normalement requis par la procédure publique ? Ne vaudrait-il pas mieux privatiser ? De même, le Figaro rappelle l’affaire de l’externalisation de la gestion du parc domanial des gendarmes (35 000 logements concernés en 2004). Mais Nicolas SARKOZY freine et écrit au ministère de la défense que les options possibles « gagneraient à être examinées dans le cadre d’une mission d’inspection conjointe à nos deux ministères ». Bref, on verra plus tard et tant pis pour les 500 millions attendus…

Heureusement, on a mis en place un comité de pilotage de la « mission interministérielle de valorisation du patrimoine immobilier ». Nous voilà sauvés. Gageons qu’avec une commission de plus, les choses iront deux fois plus vite. On peut toujours rêver. Mais qu’il est difficile de changer les habitudes des administrations !

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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