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La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

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L’IMPOT MONDIAL DE JACQUES CHIRAC PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 30 Septembre 2004 01:00

Si l’on en croit la presse française, Jacques CHIRAC a fait sensation à la tribune des Nations Unies en lançant l’idée d’un impôt mondial pour lutter contre la pauvreté.

Comme l’observe Jean Gilles MAILLARAKIS dans l’Insolent (www.europelibre.com) il n’y a pas un seul journal à l’étranger qui ait consacré une seule ligne à ce qui apparaît chez nous comme révolutionnaire. Et pour cause : l’idée de Jacques CHIRAC est impraticable, inadaptée et surtout très dangereuse pour ceux-là même qu’elle prétend aider : les peuples du Tiers Monde.

Impraticable : depuis longtemps Jacques CHIRAC a pris la tête de la croisade en faveur de la taxe TOBIN ou de son équivalent. Il avait demandé à un groupe de travail, composé « d’experts », de hauts fonctionnaires et d’ONG, et présidé par l’inspecteur général des finances Jean Pierre LANDAU, de préparer un rapport sur cette question. Ce rapport a inspiré le Président. Il vient d’être publié et il est édifiant. Les mesures retenues pour aider au développement et réduire la pauvreté sont celles que Jacques CHIRAC a présentées à l’ONU: une taxe sur les transports aériens et maritimes, une taxe sur les transactions financières, une taxe sur les bénéfices des multinationales, une taxe sur les ventes d’armement et des schémas de contributions volontaires dans certains actes de la vie courante (paiements de factures, achats par cartes de crédits) ou de la déclaration de revenus. C’est ce que M. LANDAU appelle dans le Figaro « des solutions innovantes et solidaires »… Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, le rapport précise que les taxes retenues « sont toutes techniquement faisables » mais qu’aucune ne peut être perçue sans une coopération internationale approfondie. Le « techniquement faisable » est d’une habileté suprême, car il laisse de côté le « politiquement concevable ». Pour qu’il y ait impôt mondial, il faut une administration mondiale chargée et de la collecte des fonds et de leur répartition. L’ONU elle-même est-elle en mesure de gérer cette affaire ? Quel type de coopération internationale peut-on envisager entre ceux qui misent sur des impôts et ceux qui croient aux vertus de l’entreprise et de l’échange ?

Inadaptée : en effet on n’a jamais vu des impôts enrichir quelque peuple que ce soit. L’aide financière publique internationale a ruiné les pays plus sûrement que toute autre malédiction. Toutes les études établissent une corrélation étroite entre le montant de l’aide publique reçue par un pays et son degré de pauvreté. Rien d’étonnant : l’argent n’est jamais allé au peuple, mais dans la poche des dirigeants, il a créé la corruption et renforcé les dictatures. Les seules initiatives adaptées à la situation des pays pauvres sont dans le domaine de l’éducation et de la santé : rendre les populations en état de mieux travailler et produire. Il faut aussi compter avec les vertus de la mondialisation : investissements privés étrangers, concurrence dans le commerce mondial, importation de techniques et d’équipements, exportation de travail moins qualifié. Les Etats-Unis ont déjà mis en garde contre « une nouvelle et contre-productive initiative concernant l’aide publique au développement ».

Dangereuse : ici comme ailleurs la solidarité publique et les prélèvements forcés tuent la charité privée et les investissements spontanés. En confiant aux Etats du monde entier le soin du développement économique des pays pauvres, on plonge ceux-ci dans une logique de l’assistanat, et on leur laisse croire que les organisations internationales vont régler leur problème. Ainsi est né le surendettement de ces pays, ainsi se sont multipliées les erreurs d’orientation du FMI, de la Banque Mondiale et autres « machins ». Enfin, le danger est aussi celui de la résurrection des thèses marxistes concernant l’exploitation des pauvres par les riches, l’injustice du marché et du capitalisme.

Jacques CHIRAC devient ainsi « le nouveau Che », comme on dit. Il reçoit le soutien de fantoches comme Lula de Silva, Lagos et l’ineffable Zapatero. Il a droit aux félicitations de Bernard CASSEN et de l’ATTAC. A quand celles de BOVE ?

La France est à nouveau leader des « non alignés », de ceux qui refusent l’impérialisme américain mais tendent la main aux castristes, trotskystes, communistes. Pour faire quoi ?

 

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