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L’UMP DEFINITIVEMENT PRIVEE DE COURANT PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 30 Septembre 2004 01:00

Le bureau politique de l’UMP vient d’enlever les dernières illusions à ceux qui en avaient encore.

Au moment de la création de ce parti politique présidentiel, on avait beaucoup insisté sur l’importance des courants qui allaient, bientôt, se mettre en place dans le nouveau parti. C’était la certitude de voir toutes les sensibilités respectées et prises en compte au moment des grandes décisions et en particulier des élections. En particulier, les statuts prévoient que cette mise en place des courants devait s’accompagner d’une dotation financière égale à 30% de la subvention publique du parti ( 33 millions d’euros), ce qui devait donner certains moyens aux sensibilités minoritaires.

Certains libéraux avaient alors engagé leur amis de même sensibilité à adhérer massivement à l’UMP, de façon à faire entendre leur voix dans un courant libéral organisé, un peu comme les amis réformateurs d’Hervé NOVELLI font entendre la leur au sein du groupe des députés UMP : la même démarche était suggérée aux militants et on pouvait imaginer -certains y rêvaient déjà- que peu à peu ce courant libéral prenne de l’importance, jusqu’à devenir substantiel, incontournable, voire majoritaire, en tous cas qu’il arrive à faire passer lors des débats certaines idées libérales. Ici même, nous n’y avons jamais cru, tout en reconnaissant bien entendu le libre choix de chacun à titre personnel.

Il y a un an, le bureau politique, à l’époque où le parti était présidé par Alain JUPPE, avait déjà reporté cette création de courants à la demande de Jean-Pierre RAFFARIN, qui voulait éviter toute « division » pour la campagne des régionales et des européennes, comme si l’expression de sensibilités différentes était automatiquement une division. Pas une tête ne devait dépasser. On sait quel a été le succès de cette tactique lors des élections locales, puis européennes.

Après la panique des échecs électoraux du printemps, la création de courants est revenue au premier plan et dès le mois de mai le conseil national du parti a approuvé à 77,4% la mise en place d’une « expression des sensibilités ». C’est cela qui, à nouveau, est remis en cause aujourd’hui.

La décision de renoncer aux courants a été prise sous l’impulsion de Nicolas SARKOZY, le futur président de l’UMP. François BAROIN, secrétaire général délégué de l’UMP en donne les raisons, qui sont effectivement édifiantes. « Le bureau politique a à l’unanimité considéré que l’on ne pouvait pas adresser deux messages à nos militants et aux Français, d’un côté l’élection d’une direction collégiale dans un climat de confiance et d’un autre une impression d’organiser des contre-pouvoirs. ».

Autrement dit, l’élection de Nicolas SARKOZY représentera à elle seul le pluralisme, il n’est pas nécessaire d’y rajouter l’expression de courants formels. La création de courants est donc reportée sine die, à la demande de Nicolas SARKOZY. On ne voit pas alors pourquoi, comme par miracle, quelques mois après son élection, il changerait d’avis et laisserait les courants se mettre en place. D’ailleurs, François BAROIN a déclaré : les courants « on les laisse à la gauche et quand on voit ce qui se passe, peut-être qu’on se portera mieux ». Il a même eu cette belle formule : nous faisons confiance « à la nouvelle direction pour organiser la vie démocratique au lendemain du congrès ». « Organiser la vie démocratique », c’est beau comme du Georges MARCHAIS. C’est donc une forme de centralisme démocratique, certes version soft, qui va continuer à régner à l’UMP.

Quant aux libéraux, comme Alain MADELIN l’a fait remarquer il y a peu, la plupart ne sont pas à l’UMP et ce n’est sans doute pas ce dernier épisode qui va les y attirer. D’où l’importance de ceux qui, sans passer par la société politique et ses partis, cherchent à faire avancer la pensée libérale au sein de la société civile. C’est la société civile qu’il faut convaincre ; il n’y a pas grand-chose à attendre d’une société politique bloquée et figée dans ses certitudes et qui refuse jusqu’au moindre débat. La situation se débloquera lorsque la société civile sera devenue libérale. La société politique s’empressera alors de prendre le train en marche. 

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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