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La route de la servitude

En décembre 1943 Hayek écrit à Londres un ouvrage qui porte ce titre. En 1945, ce livre lui vaudra la célébrité :

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ALLO DAKAR ! PASSEZ MOI LE 22 ASNIERES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 30 Septembre 2004 01:00

On connaît le fameux sketch du 22 Asnière qui a fait le succès de F. Raynaud. Pour communiquer d’un point de la France à un autre, il était plus facile de passer par l’étranger.

 L’histoire est devenue vraie maintenant, et de nombreux centres d’appels de sociétés diverses se sont délocalisés, notamment en Afrique. Or, la lutte contre les délocalisations est devenue la pierre d’angle de la politique de Bercy et de son patron. Voilà qui est intolérable aux yeux de Bercy.

Au nom du « droit à l’information du consommateur », le projet d’arrêté prévoit que les opérateurs devront indiquer leur emplacement géographique : la localisation des centres d’appels devra être « délivrée en début de communication et devra figurer sur les documents commerciaux et publicitaires mentionnant les coordonnées du centre d’appels ». L’article 1 précise : «  Tout fournisseur de biens ou de services qui utilise les services d’un centre d’appels est tenu d’informer ses correspondants de la localisation géographique de ce centre d’appels ».

Bercy est donc capable d’arrêter le progrès. Alors que l’évolution technique permet de supprimer le temps et la distance, voilà que l’on recrée artificiellement ces dimensions. Tout cela, au nom de la lutte contre les délocalisations (comme si les clients allaient résilier leurs contrats au prétexte qu’un opérateur est marocain ou tunisien…). Mais aussi au nom de la qualité des relations entre les clients et les entreprises. Une note du ministère précise « Il apparaît déloyal de laisser croire au consommateur qu’il bénéficie d’une relation de proximité avec une entreprise connue alors qu’il est en relation avec un sous-traitant implanté éventuellement dans un autre pays ». C’est prendre les clients pour des idiots et pour des enfants. Ce qui compte pour le client, c’est qu’on lui rende le service pour lequel il appelle. Le reste lui est bien égal.

Les professionnels ont réagi contre ce projet. L’ancien patron de Scoot dénonce « une mesure perverse, qui risque de faire le jeu de la xénophobie latente de certains clients ». Le PDG de Multilignes conseil, Sophie de MENTHON, suggère d’alléger le dispositif en obligeant à donner cette information uniquement en cas de demande du client. L’arrêté est également discuté sur le plan juridique et représenterait un excès de pouvoir.

Tout cela sera finalisé dans les prochains mois, le ministre délégué à l’industrie devant recevoir tous les représentants de la profession. Mais il parait que Nicolas SARKOZY y tient beaucoup et veut prendre cette mesure avant son départ pour bien montrer qu’il est à la pointe du combat contre les délocalisations.

Tout cela n’est évidemment pas une affaire d’Etat. Mais ce petit épisode en dit plus qu’un long discours sur la conception que se fait Bercy de la liberté d’entreprendre et de la liberté des relations entre entreprise et client. Rien ne saurait échapper à l’emprise de l’Etat. Et tout cela sera bien entendu d’une efficacité nulle. Il faut s’attaquer à la source des délocalisations, qui est en France le poids de l’Etat et en particulier des prélèvements, et pas à ses manifestations.

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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