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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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Ethique et déontologie
Toute nouvelle parution de la collection « Ethique et déontologie » dirigée par le Professeur Jean-Yves Naudet est un événement. La dernière, consacrée au développement, n’échappe pas à la règle.
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Couverture du livre Ethique et déontologie
Catégorie: Année 2007
Editeur: Ed. Librairie de l'Université d'Aix en Provence
Année: 2007
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Le nouvel ouvrage de la collection « Ethique et déontologie » est paru. Il est consacré au développement et c’est le seizième de cette excellente collection publiée par la Librairie de l’Université d’Aix. Dirigée par le Centre de Recherches en Ethique Economique et des Affaires et Déontologie professionnelle, l’ouvrage reprend le compte rendu intégral des conférences et des débats du treizième colloque d’éthique économique qui s’est tenu à Aix-en-Provence les 29 et 30 juin 2006 à l’Université Paul Cézanne.

Après la mondialisation, la société civile, la corruption et les racines éthiques de l’Europe, thèmes traités ces dernières années, les participants au colloque se sont donc penchés sur la notion de développement, beaucoup utilisée ces temps-ci. Il est évident que peu savent sur quoi repose concrètement ce terme et les politiques - qui en abusent le plus – sont parmi les plus ignares. En réalité, c’est une notion récente, la première journée du colloque montrant qu’elle n’était pas connue dans l’antiquité, en tout cas pas sous sa signification actuelle. Avec sa fougue scientifique habituelle, le professeur Jean-François Mattéi rappelle à l’auditoire lors de la conférence d’ouverture que les Grecs ignoraient le concept de développement, préférant celui d’évolution. Pour Platon d’ailleurs, la cité grecque devait échapper à toute transformation, à toute forme de développement car elle était construite d’après le modèle de l’univers. Pour le professeur Raphaël Draï, les liens entre le développement et la religion sont étroits. Dès la Genèse, on comprend que Dieu a donné pour mission aux hommes de gouverner la Terre (le Jardin d’Eden est le lieu où le créateur a situé l’Humain dans sa Création afin qu’il la travaille et qu’il la préserve (Gn, 2, 15). 

Même si cette notion puise ses racines dans les Ecritures et chez Saint Thomas d’Aquin, elle s’est surtout développée depuis un siècle à l’occasion du Rerum Novarum. L’excellent exposé du professeur Manfred Spieker rappelle que même si le concept de développement n’est pas un concept clé de la Doctrine Sociale de l’Eglise, celui-ci apparaît non seulement dans les aspects économiques mais aussi dans le domaine de la formation et des services sociaux. Cette doctrine ne cesse de requérir « un développement intégral de tout l’homme et de tous les hommes ». Elle souligne aussi que ce sont les pays en voie de développement « les ouvriers de leur propres progrès » et que, pour cette raison, ils sont aussi les « premiers responsables » de leur situation. C’est-à-dire que les pays destinataires de la solidarité doivent eux-mêmes prendre l’initiative de leur développement. Par ailleurs, le développement humain est aussi un défi lancé à la science, le socle sur lequel s’élève le destin unique de l’humanité. 

Les origines de cette notion sont traitées par le doyen Marc Pena et le professeur Serge Schweitzer dont la conférence porte sur l’idée de progrès - une autre manière d’appeler le développement – dans l’histoire des idées économiques. Ce dernier part d’ailleurs d’un constat paradoxal : le progrès est presque totalement absent chez les auteurs économistes professionnels. Chez Bastiat (toujours lui) seulement, le progrès a une finalité : servir les autres et un vecteur : le libre-échange.

Durant la deuxième journée du colloque, les intervenants sont entrés dans le vif du sujet : l’économiste Paul Djondang, ancien doyen de la Faculté d’Economie Appliquée, a révélé l’importance prise aujourd’hui par le commerce international dans le développement ; Thierry Sebagh, quant à lui, s’est préoccupé des liens entre l’éthique et le développement tandis que deux chercheurs du CERIC (Centre de recherche sur les questions internationales) ont souligné les liens entre le droit et le développement. Enfin, les dernières interventions du colloque ont été consacrées aux notions de « développement durable » (un concept avec une trop grande élasticité scientifique et avec une logique insoutenable), de « commerce équitable » (ou la suspicion envers les mécanismes du marché) et aux corrélations entre le développement et les droits de propriété, avec les interventions de Gérard Bramoullé, Jean-Yves Naudet et, respectivement, Valérie Brun. Pascal Salin a fermé les travaux du colloque en faisant un bilan des deux journées.

Date d'insertion: Vendredi, 14 Septembre 2007 11:59

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