Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

Bulletin de commande

 

Portait

 

Economiste classique

Contresens sur la valeur travail

Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise !

Lire la suite...
liberté | responsabilité, Developpement Omnis Coloris
Ariel Sharon ; des « adieux contrastés » PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mardi, 14 Janvier 2014 00:00

Des victoires militaires contestées, et des échecs politiques inévitables

C’est Le Figaro d’hier matin qui titre sur les « adieux contrastés ». Même dans son propre pays, Sharon n’a pas fait l’unanimité.  Les victoires remportées dans la guerre des Six Jours (1956, qui aurait pu être un tournant décisif pour la paix, si les Américains n’étaient pas intervenus), puis du Kippour (en 1973) lui vaudront une gloire militaire pourtant contestée par de nombreux Israéliens, au point que le général devra se retirer, et se lancer dans une carrière politique qui le conduira à la tête du Likoud, parti conservateur.

A t-il contribué à la paix ? A-t-il servi les intérêts de son pays ? Sa première idée avait été de libérer le Liban de la domination syrienne, et de signer un traité de paix reconnaissant l’Etat d’Israël. Elle avait reçu l’accord de Béchir Gemayel, le président chrétien libanais. Mais elle  a été sans lendemain : les phalanges chrétiennes ont massacré les Palestiniens occupant les camps de Sabra et Châtia, et Gemayel a été assassiné. Ensuite, revenu à la vie civile, Sharon s’est fait le champion du « mur de séparation » interdisant aux Palestiniens de Cisjordanie tout accès à Jérusalem et au-delà des frontières de 1967, et de la « colonisation » : implanter des colonies israéliennes du côté palestinien du mur. Mais, au grand émoi de ses partisans, il avait décidé en 2004 de retirer les colonies de la bande de Gaza, depuis lors livrée aux extrémistes du Hamas. L’OLP de Yasser Arafat, écrasée par Sharon, était pourtant le seul « interlocuteur valable » pour prolonger les accords de Camp Davis, le relais a été pris ensuite  avec l’Autorité Palestinienne dirigée par le Fatah, avec Mahmoud Abbas.

On sait que les démarches des émissaires américains John Kerry et de Joe Biden en vue d’une paix durable viennent d’échouer une nouvelle fois. C’est ce qui relativise les échecs de Sharon. Une paix durable a toujours été hypothéquée par trois désaccords fondamentaux : les frontières (les Palestiniens ne veulent ni de celles de 1967, ni du mur, ni des colons), le statut de Jérusalem, les « immigrés » palestiniens en Cisjordanie (tous les Palestiniens, y compris les chiites du Hezbollah ne vont-ils pas se ruer sur le territoire de l’Etat palestinien ?). L’autre hypothèque majeure est la lutte intestine entre islamistes. Dans un tel contexte, peut-on reprocher à Sharon de s’en être surtout tenu à la loi du talion ?

 
More Articles :

» Analyse économique de la prohibition

La consommation de drogue peut-elle être freinée par la prohibition ?

» Le cannabis en vente libre au Colorado

Permissivité dangereuse ou lutte contre le trafic de drogue ?

» Haro sur le baudet français

La France mauvais élève de l’Europe ; la nouvelle ligne serait-elle crédible ?

» Comment l’Etat peut faire des économies

Recettes de la Cour des Comptes, mais il faut sans doute aller plus loin